Frise chronologique
Fin du Moyen Âge
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
Fin du Moyen Âge (≈ 1213)
Destruction partielle de l'édifice médiéval.
XIe - XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIe - XIIe siècles (≈ 1250)
Première pierre posée, style roman originel.
XVIIe siècle
Restauration urgente
Restauration urgente
XVIIe siècle (≈ 1750)
Travaux pour éviter l'effondrement du bâtiment.
1830
Surélévation du clocher
Surélévation du clocher
1830 (≈ 1830)
Modification majeure de la structure existante.
1883
Façade néo-romane ajoutée
Façade néo-romane ajoutée
1883 (≈ 1883)
Portail et oculus inspirés du roman.
1901
Construction des coupoles
Construction des coupoles
1901 (≈ 1901)
Ajout des dômes en ciment armé.
10 avril 1921
Classement monument historique
Classement monument historique
10 avril 1921 (≈ 1921)
Protection officielle de l'édifice et du clocher.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale : classement par arrêté du 10 avril 1921
Personnages clés
| Charles Fernand Lasne - Ingénieur et historien local |
Supervisa les coupoles en 1901. |
| Mme Minal - Bienfaitrice communale (début XXe) |
Statue érigée en 1924 sur le parvis. |
Origine et histoire
L'église Saint-Romain de Saint-Romain-de-Benet, édifiée à partir du XIIe siècle, est le résultat de multiples campagnes de reconstruction s'étalant sur huit siècles. Initialement conçue comme une église romane en forme de croix latine, elle subit un incendie dévastateur à la fin du Moyen Âge, nécessitant une reconstruction partielle. Les travaux du XVIIe siècle évitèrent son effondrement, tandis que des modifications majeures furent apportées au XIXe siècle, comme la surélévation du clocher en 1830 et l'ajout d'une façade néo-romane en 1883.
La caractéristique la plus frappante de l'édifice est sa file de coupoles, construites en 1901 sous la supervision de l'ingénieur Charles Fernand Lasne. Ces structures en mortier de ciment, laissées apparentes, donnent à l'église un aspect oriental inattendu. À l'intérieur, le mobilier date principalement du XIXe siècle, avec des statues en plâtre naïves et des peintures murales dans l'abside. Un chapiteau du XIIe siècle, orné de motifs végétaux, subsiste comme témoin de l'époque romane originelle.
Classée monument historique en 1921, l'église conserve des éléments architecturaux remarquables, tels que les arcatures romanes du clocher et un chœur en cul-de-four percé de sept baies. Son histoire reflète les aléas subis par le patrimoine religieux saintongeais, entre destructions, reconstructions et adaptations stylistiques. Le site, situé dans une commune en croissance démographique, reste un symbole du passé médiéval et un lieu de mémoire pour la communauté locale.
Le village de Saint-Romain-de-Benet, traversé par l'histoire depuis l'époque néolithique, abrite également d'autres vestiges comme la tour gallo-romaine de Pirelonge, classée depuis 1840. Cette tour, dont la fonction exacte (fanal, borne ou cénotaphe) reste incertaine, témoigne de l'occupation ancienne du territoire. Le hameau voisin de Pirelonge, transformé en écomusée, célèbre les traditions rurales et artisanales, notamment la distillation du cognac et du pineau.
L'église, avec sa silhouette distinctive, domine un paysage marqué par l'alternance de terres agricoles et de forêts, héritage de l'ancienne forêt de Baconnais. La commune, aujourd'hui dynamique grâce à sa proximité avec Royan et Saintes, conserve ainsi un patrimoine à la fois religieux, gallo-romain et artisanal, reflétant les strates successives de son histoire.