Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane originale.
Fin XIIe siècle
Reconstruction probable
Reconstruction probable
Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Deux inscriptions sur la façade suggèrent cette date.
XVe siècle
Adjonction de la tour polygonale
Adjonction de la tour polygonale
XVe siècle (≈ 1550)
Escalier en vis et percement d'une baie.
1559
Restauration présumée
Restauration présumée
1559 (≈ 1559)
Écussons de Jean de Poix et sa fille Jeanne.
1720
Modifications intérieures
Modifications intérieures
1720 (≈ 1720)
Relief avec armoiries daté de 1720.
1751
Rénovation de l'abside
Rénovation de l'abside
1751 (≈ 1751)
Voûte et baies du chœur refaites.
1972-1980
Restauration majeure
Restauration majeure
1972-1980 (≈ 1976)
Travaux de conservation et réhabilitation.
25 mars 1977
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
25 mars 1977 (≈ 1977)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 331) : classement par arrêté du 25 mars 1977
Personnages clés
| Guillaume IX, comte de Poitiers - Seigneur et croisé |
Concéda en 1103 une redevance à l'abbé de Saint-Maixent. |
| Jean de Poix - Seigneur local |
Écusson daté de 1559 sur les contreforts. |
| Jeanne de Poix - Héritière de Jean de Poix |
Écusson associé à la restauration du XVIe siècle. |
| Henri IV - Roi de France |
Érigea le château en baronnie en 1607. |
| Antoine-César de Choiseul-Praslin - Dernier seigneur et sénateur |
Vendit le domaine en 1808 après la Révolution. |
| Pierre Andrault - Ancien président du district de Melle |
Acheta le domaine en 1808, député des Deux-Sèvres. |
Origine et histoire
L'église Saint-Romans de Saint-Romans-lès-Melle, édifiée au XIIe siècle, est un exemple typique d'architecture romane. Son plan comprend une nef rectangulaire, une abside semi-circulaire et un clocher carré surmonté d'une tour hexagonale. L'édifice, partiellement fortifié avec des meurtrières, fut endommagé lors des guerres de Religion et de la Révolution, mais restauré à plusieurs reprises sans altérer son style d'origine.
À l'origine entièrement voûtée, la nef perd sa voûte au XIXe siècle. L'abside, voûtée en cul-de-four, et le chœur en berceau brisé datent probablement de la reconstruction de la fin du XIIe siècle, comme l'indiquent deux inscriptions sur la façade. Au XVe siècle, une tour polygonale abritant un escalier en vis est ajoutée, et une baie est percée dans le mur latéral gauche. Les écussons de Jean de Poix (1559) et de sa fille Jeanne, visibles sur les contreforts, suggèrent une restauration durant les guerres de Religion.
Au XVIIIe siècle, des membres de la famille seigneuriale sont inhumés dans la chapelle seigneuriale, et un relief portant des armoiries et la date 1720 y est apposé. En 1751, la voûte de l'abside et les baies du chœur sont refaites. L'église, classée monument historique en 1977, subit une restauration majeure entre 1972 et 1980. Elle conserve des éléments défensifs et des traces des transformations liées à son histoire mouvementée, notamment les dommages subis pendant les conflits religieux et révolutionnaires.
Le village de Saint-Romans-lès-Melle, situé dans un environnement vallonné traversé par la Béronne, était un lieu de foires importantes, notamment pour le commerce des mulets. L'église, liée à l'histoire seigneuriale locale, reflète aussi l'influence des familles nobles comme les de Poix, qui ont marqué son évolution architecturale. Le logis voisin, construit au XVe siècle et modifié au fil des siècles, témoigne de cette histoire féodale et post-révolutionnaire.
Le temple protestant inauguré en 1846 rappelle la diversité religieuse de la région, tandis que les lavoirs restaurés et les halles, données au XIXe siècle par le duc de Choiseul-Praslin, évoquent la vie communautaire et économique passée. L'édifice religieux, toujours propriété de la commune, reste un symbole du patrimoine médiéval et de l'histoire locale des Deux-Sèvres.