Frise chronologique
1219
Donation à la collégiale d'Albi
Donation à la collégiale d'Albi
1219 (≈ 1219)
Acte notarié de Sicard Frotier pour son fils.
1562
Saccage pendant les guerres de Religion
Saccage pendant les guerres de Religion
1562 (≈ 1562)
Dégâts partiels sur les murs médiévaux.
1628
Construction des premières chapelles
Construction des premières chapelles
1628 (≈ 1628)
Suite à l’épidémie de peste.
1702
Déplacement du portail gothique
Déplacement du portail gothique
1702 (≈ 1702)
Protection par un porche.
1727
Rebâtiment de la chapelle Saint-Roch
Rebâtiment de la chapelle Saint-Roch
1727 (≈ 1727)
Fondation d’une confrérie par Castanier.
1842
Intervention du peintre Morelli
Intervention du peintre Morelli
1842 (≈ 1842)
Décoration de certaines chapelles.
1856-1862
Construction des sacristies
Construction des sacristies
1856-1862 (≈ 1859)
Financées par la baronne Reille.
1870
Réparation du clocher
Réparation du clocher
1870 (≈ 1870)
Ajout de nouvelles cloches.
1970
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1970 (≈ 1970)
Protection de l’édifice et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Saint-Salvy (cad. D 25) : inscription par arrêté du 9 décembre 1970
Personnages clés
| Sicard Frotier - Seigneur de Giroussens |
Dona l’église à la collégiale d’Albi. |
| Bernard Sigerius - Fils de Sicard Frotier |
Bénéficiaire de l’entrée en chanoinie. |
| Amalric de Lautrec - Seigneur et fondateur de la bastide |
Initiateur de la construction gothique. |
| Honorius III - Pape (1216-1227) |
Accorda un privilège à l’église. |
| Joseph Castanier - Curé de Giroussens (début XVIIIe) |
Rebâtit la chapelle Saint-Roch. |
| Abbé Capus - Curé (milieu XIXe) |
Fit construire les dernières chapelles. |
Origine et histoire
L’église Saint-Salvy de Giroussens, mentionnée dès le XIIe siècle, fut donnée en 1219 à la collégiale Saint-Salvy d’Albi par Sicard Frotier pour faciliter l’entrée de son fils en chanoinie. Sous l’impulsion des abbés d’Albi, sa construction gothique débuta au XIIIe siècle, dans le cadre de la bastide fondée par Amalric de Lautrec. Le pape Honorius III lui accorda un privilège cette même année, et elle devint le siège d’un prieuré uni à la mense des chanoines en 1718. L’édifice, pillé pendant les guerres de Religion (1562), fut reconstruit à partir de la fin du XVIe siècle, avec un chevet pentagonal et des voûtes rehaussées.
Le portail gothique d’origine, déplacé à l’ouest en 1702 et protégé par un porche, subsiste malgré l’érosion de ses sculptures. Les chapelles latérales, dont celles dédiées à la Vierge et sainte Ruffine, furent ajoutées au XVIIe siècle, notamment après l’épidémie de peste de 1628. La chapelle Saint-Roch, rebâtie en 1727 par le curé Joseph Castanier, abritait une confrérie dédiée au saint. L’église, fermée en 1794 et transformée en Temple de la Raison, fut restaurée au XIXe siècle : les sacristies entourant le chœur furent construites entre 1856 et 1862 grâce à un don de la baronne Reille, tandis que le clocher, partiellement médiéval, fut réparé vers 1870.
Les peintures murales du sanctuaire, conservées en partie haute, illustrent les sept sacrements avec des personnages ailés portant des phylactères gothiques. L’eucharistie y est représentée deux fois, soulignant son importance. Les dernières chapelles furent érigées entre 1855 et 1875 sous l’impulsion de l’abbé Capus. Le peintre italien Morelli intervint en 1842 pour décorer certaines chapelles. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 1970, mêle ainsi héritage médiéval, reconstructions post-guerres de Religion et embellissements des XIXe et XXe siècles.