Première mention du village 1060 (≈ 1060)
Cartulaire de la cathédrale de Nîmes : *In terminium de Calvitione*.
1114
Première mention de l'église
Première mention de l'église 1114 (≈ 1114)
*Sanctus-Saturninus de Calvicino* dans un cartulaire.
fin XVe siècle
Remanagement gothique
Remanagement gothique fin XVe siècle (≈ 1595)
Transformation majeure de l'édifice roman.
XVIe siècle
Dégâts des guerres de Religion
Dégâts des guerres de Religion XVIe siècle (≈ 1650)
Perte du cloître, clocher et chapelles sud.
1794
Temple de la Raison
Temple de la Raison 1794 (≈ 1794)
Utilisation révolutionnaire avant restitution en 1816.
6 décembre 1949
Classement monument historique
Classement monument historique 6 décembre 1949 (≈ 1949)
Inscription par arrêté officiel.
2009
Campagne de restauration
Campagne de restauration 2009 (≈ 2009)
Rénovation complète des structures et vitraux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Saturnin : inscription par arrêté du 6 décembre 1949
Personnages clés
Loïc Vannson - Chercheur
Auteur d’un dossier sur les travaux de 2009.
Atelier Martin (Avignon) - Artisans verriers
Créateurs des vitraux (XIXe siècle).
Pierre Pierron - Fondeur de cloches
Auteur de la cloche de 1845.
Origine et histoire
L'église Saint-Saturnin de Calvisson, située dans le département du Gard en région Occitanie, est un édifice d'origine romane profondément remanié à la fin du XVe siècle dans un style gothique. Les premières mentions du village remontent à 1060 sous le nom In terminium de Calvitione, tandis que l'église est citée dès 1114 comme Sanctus-Saturninus de Calvicino. Ce prieuré, doté d’un cloître, fut gravement endommagé pendant les guerres de Religion au XVIe siècle, perdant une partie de ses éléments architecturaux comme le clocher et les chapelles latérales sud.
Au XVIIe et XVIIIe siècles, l’église subit des restaurations partielles, notamment en 1686 pour deux de ses travées. Pendant la Révolution, elle fut transformée en Temple de la Raison en 1794 avant d’être cédée aux protestants, qui la restituèrent aux catholiques en 1816. Classée monument historique en 1949, elle a bénéficié d’une vaste campagne de restauration en 2009, reprenant ses vitraux, ses baies gothiques, et ses structures fragilisées par le temps, comme les lézardes du mur nord ou les pierres érodées.
Architecturalement, l’église allie des vestiges romans (une arcade murée et une baie cintrée) à une structure gothique en pierre de taille, avec une nef unique de 27 mètres de long et des voûtes à croisées d’ogives culminant à 14,50 mètres. La façade ouest, ornée d’un portail ogival et d’un oculus, contraste avec la sobriété de la façade nord, tandis que le chœur abrite des fragments de colonnes gallo-romaines et des culs-de-lampe historiés. Les fonts baptismaux du XVIe siècle et une copie du Mariage mystique de sainte Catherine (XVIIe siècle) comptent parmi ses éléments mobiliers classés.
Les guerres de Religion et les bouleversements révolutionnaires ont laissé des traces indélébiles sur l’édifice, dont les chapelles sud, partiellement converties en garages au XXe siècle, témoignent des adaptations successives. Malgré ces vicissitudes, les restaurations récentes ont permis de préserver son caractère gothique et son rôle central dans le patrimoine religieux de la Vaunage, région du Gard.
Aujourd’hui, l’église Saint-Saturnin se distingue par son chevet plat à décrochages, ses vitraux du XIXe siècle (atelier Martin d’Avignon), et son clocher reconstruit au XIXe siècle, abritant une cloche de 1845. Son inscription aux monuments historiques et ses campagnes de mise en valeur en font un symbole de la résilience du patrimoine occitan.