Église Saint-Saturnin de Camarsac en Gironde

Patrimoine classé Clocher-mur Eglise romane et gothique

Église Saint-Saturnin de Camarsac

  • 18-30 Avenue Hector Dorgan
  • 33750 Camarsac
Église Saint-Saturnin de Camarsac
Église Saint-Saturnin de Camarsac
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Église Saint-Saturnin de Camarsac
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de l'abside
XIIIe siècle
Construction de la nef
XVIe siècle
Renforcement de l'abside
1835
Restauration de l'église
XVIIIe siècle
Ajout du porche
1925
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 10 décembre 1925

Personnages clés

Léo Drouyn A suggéré que les percements de la surélévation étaient destinés à laisser passer les canons.
Émile Thibaud A réalisé trois vitraux du chœur en 1867.
Bernard Fournier A commandé un vitrail du mur sud de la nef en 2002.
Ulysse Douard A peint Le miracle de saint Pierre en 1866.
Balzarini A peint la Vierge à l'Enfant au croissant en 1861.
Madame Ballion Architecte du patrimoine ayant étudié l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Saturnin

L'église Saint-Saturnin, située au centre du village de Camarsac au sud de la D936, est un édifice catholique dont l'abside et le chœur conservent des éléments romans du XIIe siècle. La nef et la façade occidentale sont de style gothique et datent du XIIIe siècle, tandis que les percements de la nef semblent relever du XVIe siècle. Le bâtiment se compose d'une nef unique sans bas‑côtés, d'un chœur d'une travée et d'une abside à cinq pans, prolongés par un clocher‑mur barlong à deux baies. La longueur intérieure est de 16 m (10,30 m pour la nef et 5,70 m pour le chœur), la largeur de 6,18 m, et les hauteurs du voûtement sont de 7,90 m pour la nef et de 6,70 m pour le chœur. Le portail occidental s'ordonne autour d'une archivolte retombant sur des piédroits où alternent colonnettes à demi‑engagées et moulures ; des chapiteaux simplement ornés de feuillages les surmontent et un bandeau de feuillages sur une console extérieure constitue le seul décor sculpté. L'abside et le chœur ont été exhaussés et renforcés vraisemblablement au XVIe siècle pendant les guerres de Religion ; Léo Drouyn a suggéré que les percements de cette surélévation étaient destinés à laisser passer les canons. Le porche et la sacristie, adossée à la façade nord de l'abside, ont été ajoutés au XVIIIe siècle. L'église fut fermée après la Révolution ; en 1835, le conseil de fabrique et la municipalité décidèrent de vendre un pré et une grange pour financer sa restauration. En 1844, la foudre a traversé le clocher, provoquant des chutes de pierres et des infiltrations, ce qui entraîna l'interdiction de sonner les cloches ; l'une d'elles fut refondue en 1920 par l'entreprise Emmanuel Barbe à Cenon et porte une inscription datant de 1552‑1920, mais sa sonorité est jugée médiocre. L'édifice a été électrifié en 1935 et est inscrit au titre des monuments historiques depuis l'arrêté du 10 décembre 1925.

L'héritage roman se concentre sur le chevet : l'abside est composée de cinq compartiments séparés par des colonnes semi‑engagées où alternent doubles arcatures brisées avec baies aveugles et ensembles de trois baies étroites, le tout étant rythmé par un cordon à billettes qui encadre le niveau des baies. Les colonnes de séparation alternent entre simple et double ; à l'intérieur, la configuration des arcatures reprend la même organisation que l'extérieur. Deux colonnes subsistent de part et d'autre du départ de l'arc triomphal, mais il n'existe pas d'arc ; selon l'architecte du patrimoine Madame Ballion, il n'y en a jamais eu. Les chapiteaux présentent des corbeilles à décor de feuillages relativement simples. La corniche repose sur trois types de modillons : de simples blocs non sculptés liés au rehaussement du XVIe siècle, quelques modillons « classiques » aux thèmes romans et des modillons « abstraits » à stylisation géométrique ; en dépit de leur style archaïque, ces derniers ne sont pas antérieurs au XIIe siècle et constituent un ensemble unique en Gironde. Les chapiteaux de la corniche sont incisés et couverts de motifs abstraits.

Le chœur est éclairé par trois vitraux réalisés par Émile Thibaud en 1867, et le vitrail du mur sud de la nef, commandé à Bernard Fournier en novembre 2002, intègre en partie haute un rondel du XVIe siècle, forme de vitrail rare en Gironde. Le mobilier comprend une chaire en pierre calcaire datée de 1677, un crucifix en bois polychrome du XVIIe siècle et des fonts baptismaux installés autrefois hors de l'édifice dans un local attenant, dont la piscine de 2,60 m sur 1,95 m a été récemment comblée. Dans l'entrée se trouve une pietà du XVe siècle classée en 1974 ; son style naïf fait penser à l'œuvre d'un tailleur de pierre, probablement le même artisan qui a réalisé la croix de cimetière du XVe siècle. Quatre peintures sur toile du XIXe siècle décorent l'église : un Saint‑Saturnin d'auteur inconnu, Le miracle de saint Pierre par Ulysse Douard (1866), la Vierge à l'Enfant au croissant peinte par Balzarini à Rome en 1861 d'après un original du XVIIe siècle, et une autre Vierge à l'Enfant pouvant être une copie d'un tableau de Simon Vouet.

Sur le mur sud de la nef se trouvent les vestiges de trois cadrans canoniaux, assez érodés et probablement datés des XIIe ou XIIIe siècles, dont les tracés diffèrent par le nombre de lignes rayonnantes et la répartition des secteurs ; des cadrans similaires existent sur des églises voisines. La commune compte trois croix monumentales : la croix de cimetière, inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel ; une croix de chemin au lieu‑dit Pichon, détruite puis refaite à l'identique par la municipalité en 2014 ; et une croix de mission du XIXe siècle située dans le jardin de l'ancien presbytère, propriété privée. L'Association pour la Restauration et la Sauvegarde de l'église de Camarsac (A.R.S.E.C.), avec le concours de la commune et du Conseil général de la Gironde, a conduit des travaux par tranches successives, notamment la réfection de la sacristie (1993‑1995), la remise en état du local des anciens fonts baptismaux (1996), la restauration de la façade extérieure de la sacristie (1999), le remplacement de la porte d'entrée par une grille et des vantaux vitrés (2005), la conservation et la restauration de tableaux et du crucifix entre 2007 et 2012, l'amélioration de l'éclairage du chœur (2009), l'apposition d'une plaque commémorative en 2013 et la restauration de la croix de cimetière en 2014.

Liens externes