Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIe siècle (≈ 1150)
Partie majeure de la nef probablement édifiée.
1289
Première mention écrite
Première mention écrite
1289 (≈ 1289)
Registre du notaire Arnal de Salas.
Fin XVe - début XVIe siècle
Reconstruction chevet et portail
Reconstruction chevet et portail
Fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Chevet carré, portail et rose ajoutés.
1773
Ordonnance épiscopale
Ordonnance épiscopale
1773 (≈ 1773)
Examen et réparations ordonnés par l'évêque.
1787
Travaux majeurs
Travaux majeurs
1787 (≈ 1787)
Fenêtres, toiture, clocher et voûtes refaits.
1995
Fermeture au public
Fermeture au public
1995 (≈ 1995)
Fissures détectées sur la voûte.
2003
Classement monument historique
Classement monument historique
2003 (≈ 2003)
Inscription par arrêté du 9 juillet.
2008
Début des restaurations
Début des restaurations
2008 (≈ 2008)
Voûte restaurée par la commune.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. E3 634) : inscription par arrêté du 9 juillet 2003
Personnages clés
| Arnal de Salas - Notaire |
A mentionné l'église en 1289. |
| Évêque de Cahors (1773) - Commanditaire des réparations |
Ordonne examen et travaux sur voûte. |
| Cyprien-Antoine Calmon - Peintre-restaurateur |
Restaure peintures murales au XIXe siècle. |
| Mgr Grimardias - Évêque de Cahors |
Commande vitrail et restauration des peintures. |
Origine et histoire
L'église Saint-Saturnin de Cazes, située à Puy-l'Évêque dans le Lot, trouve ses origines au Moyen Âge. Initialement simple annexe de l'église de Duravel, elle est mentionnée pour la première fois en 1289 dans les registres du notaire Arnal de Salas. Sa nef, probablement construite au XIe siècle, contraste avec son chevet, son portail et sa rose datés de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, reflétant une reconstruction post-guerre de Cent Ans. Les guerres de Religion endommagèrent ensuite l'édifice, nécessitant des réparations majeures.
Au XVIIIe siècle, l'église subit d'importantes transformations sous l'impulsion de l'évêque de Cahors. En 1773, celui-ci ordonne un examen de sa résistance et la réparation de la voûte d'arêtes ainsi que du pavement de la nef. Une ordonnance de 1787, dont la date est gravée sur la voûte, lance des travaux incluant les fenêtres, la toiture, le clocher et les voûtes, donnant à l'église son aspect actuel. Ces interventions répondent à des préoccupations structurelles, comme l'humidité persistante mentionnée dans les archives.
Le chœur de l'église, couvert d'un berceau en plein-cintre, et sa nef voûtée d'arêtes abritent un décor mural remarquable. Au XVIIe siècle, des peintures organisées en panneaux indépendants ornent les murs et probablement la voûte du chœur. Au XIXe siècle, le peintre Cyprien-Antoine Calmon, connu pour ses restaurations à la cathédrale de Cahors, intervient sur ces peintures à la demande de Mgr Grimardias. Ce dernier offre également un vitrail représentant la Crucifixion, marqué de ses armes épiscopales.
Fermée au public en 1995 en raison de fissures sur sa voûte, l'église bénéficie d'une mobilisation locale pour sa restauration. L'association Cazes Notre Église Romane, créée à cette fin, permet le lancement des travaux en 2008, financés par la ville de Puy-l'Évêque. Classée monument historique en 2003, elle illustre aujourd'hui un patrimoine religieux préservé, mêlant héritage médiéval et transformations modernes.
Architecturalement, l'église se distingue par sa nef unique sans chapelles latérales, son chevet carré aux angles arrondis, et des éléments roman comme une fenêtre à faux-claveaux gravés sur l'élévation sud. Une litre funéraire, visible par une bande d'enduit ceinturant l'édifice, témoigne de son histoire aristocratique ou ecclésiastique. La cuve baptismale, creusée dans la pierre du mur nord, rappelle son rôle paroissial depuis le Moyen Âge.