Frise chronologique
1067
Donation à Saint-Martin-des-Champs
Donation à Saint-Martin-des-Champs
1067 (≈ 1067)
Joscelyn cède l’église au prieuré.
1119
Bulle papale de Calixte II
Bulle papale de Calixte II
1119 (≈ 1119)
Confirmation des possessions de Champigny.
1200
Création d’un titre de chapelain
Création d’un titre de chapelain
1200 (≈ 1200)
Autel dédié à saint Jacques ajouté.
fin XIIe siècle
Début des constructions romanes
Début des constructions romanes
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Base du clocher et porte occidentale.
1835
Transfert du cimetière
Transfert du cimetière
1835 (≈ 1835)
Déplacement hors de l’enceinte ecclésiale.
1870
Dégâts lors de la bataille
Dégâts lors de la bataille
1870 (≈ 1870)
Église endommagée pendant la guerre.
22 juillet 1913
Classement monument historique
Classement monument historique
22 juillet 1913 (≈ 1913)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Saturnin : classement par arrêté du 22 juillet 1913
Personnages clés
| Joscelyn - Archidiacre de Paris |
Donateur de l’église en 1067. |
| Calixte II - Pape (1119–1124) |
Confirme les possessions de Champigny. |
| Terric et ses frères - Chanoines et prêtres |
Fondent un chapelain en 1200. |
| Théobald Chartran - Peintre (XIXe siècle) |
Auteur du *Martyre de saint Saturnin* (disparu). |
| Antoine Lusson - Maître verrier (XIXe siècle) |
Créateur des vitraux (1855–1858). |
Origine et histoire
L’église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne, située dans le Val-de-Marne, est mentionnée dès le XIe siècle. En 1067, elle est donnée au prieuré Saint-Martin-des-Champs par l’archidiacre Joscelyn, donation confirmée en 1085 par l’évêque de Paris. En 1119, le pape Calixte II valide ses possessions, incluant l’autel et la dîme de Champigny. Les premières constructions visibles datent de la fin du XIIe siècle, comme la base du clocher et la porte occidentale, avant l’ajout d’un chapelain en 1200.
Au XIIIe siècle, le chœur et la nef sont édifiés dans un style gothique, tandis que le clocher, refait au XVIIe siècle, est restauré après les dégâts de la guerre de 1870. En 1835, le cimetière attenant est déplacé. L’église subit plusieurs campagnes de restauration : après 1870, avec un décor peint en 1877, puis vers 1980 pour l’intérieur et en 1985 pour la façade. Les vitraux, œuvres d’Antoine Lusson (1855-1858), et le mobilier (fonts baptismaux du XVIIe siècle, banc d’œuvre du XVIe) témoignent de son riche patrimoine.
Classée monument historique en 1913, l’église allie influences romanes (portail occidental, base du clocher) et gothiques (voûtes, arcades). Son plan allongé comprend une nef centrale et deux collatéraux, terminés par des chapelles dédiées à sainte Geneviève et à la Vierge. Une peinture murale de Théobald Chartran (1877), représentant le Martyre de saint Saturnin, a disparu après 1926. L’édifice reste un symbole du patrimoine religieux et architectural francilien.