Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne

  • Rue de l'Eglise
  • 94500 Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Église Saint-Saturnin de Champigny-sur-Marne
Crédit photo : Gabriel y Galan - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Premières mentions historiques
4e quart XIIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Construction du chœur
XVIIe siècle
Reconstruction du clocher
1810
Ajout d'une absidiole
1835
Déplacement du cimetière
1840
Construction de la sacristie
1855
Pose de vitraux
1870
Dommages lors de la bataille
1877
Décor peint
1913
Classement historique
1980
Restauration intérieure
1985
Restauration de la façade
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Saturnin : classement par arrêté du 22 juillet 1913

Personnages clés

Joscelyn Donateur de l'église au prieuré Saint-Martin-des-Champs en 1067.
Calixte II Pape ayant confirmé les possessions du prieuré en 1119.
Antoine Lusson Artiste ayant réalisé les vitraux de l'église en 1855 et 1858.
Théobald Chartran Peintre ayant réalisé une peinture murale du martyre de saint Saturnin en 1877.
Monsieur Mignon Donateur des verrières de chœur réalisées par Antoine Lusson en 1855.

Origine et histoire de l'Église Saint-Saturnin

L'église Saint-Saturnin, située à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), est classée monument historique le 22 juillet 1913.
Les premières mentions remontent au XIe siècle : en 1067 Joscelyn la donna au prieuré Saint-Martin-des-Champs, donation confirmée en 1085, et le pape Calixte II confirma en 1119 les possessions du prieuré, dont l'autel, la cour et la dîme de Champigny.
En 1200 la création d'un chapelain chargé de l'autel de saint Jacques reçut le consentement du curé de Champigny.
Le cimetière attenant fut déplacé en 1835.
L'église fut fortement endommagée lors de la bataille de Champigny du 30 novembre au 2 décembre 1870.

Les parties les plus anciennes encore visibles datent du XIIe siècle : la base du clocher et la porte occidentale.
Le chœur appartient à la fin du XIIe–XIIIe siècle et la nef au début du XIIIe siècle ; le clocher a été refait au XVIIe siècle.
Au XIXe siècle une absidiole orientée au sud fut ajoutée après 1810, la sacristie fut construite en 1840 et des vitraux furent posés en 1855 et 1858.
L'église reçut un décor peint en 1877 après les restaurations consécutives aux dégâts de 1870 ; l'intérieur fut restauré vers 1980 et la façade occidentale en 1985.

L'édifice présente un plan allongé orienté vers l'est.
La façade occidentale, flanquée de contreforts, comporte un portail en plein cintre de tradition romane, surmonté d'une verrière.
La base du clocher conserve des caractéristiques romanes du XIIe siècle avec des contreforts massifs ; le clocher reconstruit au XVIIe siècle a été modifié au XIXe siècle lors des restaurations.

L'intérieur comprend une grande nef prolongée par le sanctuaire et deux nefs latérales, chacune composée de trois travées, tandis qu'une quatrième travée, servant d'assise au clocher, forme le chœur du vaisseau.
Les nefs se terminent par deux chapelles, l'une dédiée à sainte Geneviève, l'autre à la Vierge.
La nef, de style gothique, est voûtée en croisées d'ogives et s'ouvre par de grandes arcades sur colonnes aux chapiteaux sculptés de feuillages caractéristiques de la région parisienne.
Des tribunes, destinées autrefois au logement des pèlerins, subsistent ; une clef de voûte représente deux visages, probablement un seigneur de Champigny et sa femme.

Six oculi datés de 1858, œuvre d'Antoine Lusson, éclairent la nef et présentent dans leur médaillon central saint Pierre (la clé), saint Paul (l'épée), saint Matthieu (un livre accompagné d'un homme ailé), saint Jean (l'aigle), saint Luc (le bœuf) et saint Marc (le lion).
Trois verrières de chœur, également réalisées par l'atelier d'Antoine Lusson en 1855 et offertes à la paroisse d'après une inscription attribuée à Monsieur Mignon, représentent au centre saint Saturnin et des décors de rinceaux sur les baies latérales.

À l'entrée du chœur se trouvait une peinture murale de Théobald Chartran, réalisée en 1877 et médaillée au Salon de 1877 (3e prix), représentant le martyre de saint Saturnin avec Dieu le Père au centre ; cette peinture disparut lors d'une réfection après 1926.

Le mobilier comprend des fonts baptismaux en grès du XVIIe siècle, destinés aux baptêmes par aspersion et inscrits au titre des objets le 20 octobre 1975.
L'ancien banc d'œuvre du XVIe siècle, remonté comme devant d'autel, est en bois taillé et montre la scène de l'arrestation de Jésus au jardin des Oliviers ainsi que la présentation à Ponce Pilate.
Un chasublier du XIXe siècle a également été inscrit à titre d'objet le 20 octobre 1975.

Liens externes