Frise chronologique
Fin XIe - Début XIIe siècle
Première mention et construction romane
Première mention et construction romane
Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Chevet et abside attribués à cette période.
Fin XVe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Charpente et décor gothique flamboyant ajoutés.
1642
Construction chapelle saint Roch
Construction chapelle saint Roch
1642 (≈ 1642)
Agrandissement latéral sud dédié à saint Roch.
1869
Travaux majeurs de restauration
Travaux majeurs de restauration
1869 (≈ 1869)
Voûtement, fenêtres et reprise des murs.
5 avril 1979
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 avril 1979 (≈ 1979)
Inscription officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 41) : inscription par arrêté du 5 avril 1979
Personnages clés
| Abbaye de Moissac - Premier propriétaire attestée |
Influence majeure sur la construction romane. |
| Chapitre de Lectoure - Propriétaire ultérieur |
Gestion de la paroisse après cession. |
Origine et histoire
L'église Saint-Saturnin de Mansonville est mentionnée dès la fin du XIe siècle parmi les possessions de l'abbaye de Moissac, qui influença probablement sa construction romane. Le chevet, daté du XIIe siècle, conserve quatre chapiteaux romans et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. L'édifice, initialement lié à Moissac, fut ensuite cédé au chapitre de Lectoure, dont les évêques y possédaient une résidence secondaire.
La nef, reconstruite à la fin du XVe siècle, arbore une charpente caractéristique de cette période, tandis que le portail flamboyant, orné de feuillages ajourés et de crosses végétales, témoigne de l'art gothique tardif. Une tourelle semi-circulaire, vestige d’un escalier menant à un clocher roman aujourd’hui disparu, subsiste sur le flanc nord. La chapelle sud, dédiée à saint Roch, fut ajoutée en 1642, et d’importants travaux en 1869 (voûtement, ouverture des fenêtres) modifièrent partiellement la structure.
Classée Monument Historique en 1979, l’église allie ainsi des éléments romans (abside, chapiteaux), gothiques (portail, nef) et des remaniements modernes. Son clocher-mur triangulaire, reconstruit au XIXe siècle, domine une façade occidentale ornée. La tour Sainte-Barbe, base semi-cylindrique flanquant la chapelle gauche, rappelle l’existence de l’ancien clocher médiéval, accessible par un escalier à vis encore visible.
L’édifice illustre les évolutions architecturales et les changements de propriété entre institutions religieuses (Moissac, Lectoure) du Moyen Âge à l’Époque moderne. Son plan en croix latine, ses baies en plein cintre et son oculus obstrué au niveau du chevet soulignent sa richesse historique. Les contreforts plats de l’abside et les colonnes engagées, surmontées de chapiteaux sculptés, renforcent son caractère roman initial.
Les modifications successives, notamment la voûte d’ogives de 1869 et les restaurations du XIXe siècle, reflètent les adaptations fonctionnelles et esthétiques de l’église au fil des siècles. Aujourd’hui propriété communale, elle reste un témoignage majeur du patrimoine religieux occitan, mêlant héritage monastique, influence épiscopale et artisanat local.