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Église Saint-Saturnin de Mansonville dans le Tarn-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise gothique

Église Saint-Saturnin de Mansonville

    Le Bourg 
    82120 Mansonville
Propriété de la commune
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Église Saint-Saturnin de Mansonville
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin XIe - Début XIIe siècle
Première mention et construction romane
Fin XVe siècle
Reconstruction de la nef
1642
Construction chapelle saint Roch
1869
Travaux majeurs de restauration
5 avril 1979
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. AB 41) : inscription par arrêté du 5 avril 1979

Personnages clés

Abbaye de Moissac - Premier propriétaire attestée Influence majeure sur la construction romane.
Chapitre de Lectoure - Propriétaire ultérieur Gestion de la paroisse après cession.

Origine et histoire

L'église Saint-Saturnin de Mansonville est mentionnée dès la fin du XIe siècle parmi les possessions de l'abbaye de Moissac, qui influença probablement sa construction romane. Le chevet, daté du XIIe siècle, conserve quatre chapiteaux romans et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. L'édifice, initialement lié à Moissac, fut ensuite cédé au chapitre de Lectoure, dont les évêques y possédaient une résidence secondaire.

La nef, reconstruite à la fin du XVe siècle, arbore une charpente caractéristique de cette période, tandis que le portail flamboyant, orné de feuillages ajourés et de crosses végétales, témoigne de l'art gothique tardif. Une tourelle semi-circulaire, vestige d’un escalier menant à un clocher roman aujourd’hui disparu, subsiste sur le flanc nord. La chapelle sud, dédiée à saint Roch, fut ajoutée en 1642, et d’importants travaux en 1869 (voûtement, ouverture des fenêtres) modifièrent partiellement la structure.

Classée Monument Historique en 1979, l’église allie ainsi des éléments romans (abside, chapiteaux), gothiques (portail, nef) et des remaniements modernes. Son clocher-mur triangulaire, reconstruit au XIXe siècle, domine une façade occidentale ornée. La tour Sainte-Barbe, base semi-cylindrique flanquant la chapelle gauche, rappelle l’existence de l’ancien clocher médiéval, accessible par un escalier à vis encore visible.

L’édifice illustre les évolutions architecturales et les changements de propriété entre institutions religieuses (Moissac, Lectoure) du Moyen Âge à l’Époque moderne. Son plan en croix latine, ses baies en plein cintre et son oculus obstrué au niveau du chevet soulignent sa richesse historique. Les contreforts plats de l’abside et les colonnes engagées, surmontées de chapiteaux sculptés, renforcent son caractère roman initial.

Les modifications successives, notamment la voûte d’ogives de 1869 et les restaurations du XIXe siècle, reflètent les adaptations fonctionnelles et esthétiques de l’église au fil des siècles. Aujourd’hui propriété communale, elle reste un témoignage majeur du patrimoine religieux occitan, mêlant héritage monastique, influence épiscopale et artisanat local.

Liens externes