Frise chronologique
1483
Fondation de la chapelle Saint-Pierre
Fondation de la chapelle Saint-Pierre
1483 (≈ 1483)
Chapelle latérale la plus ancienne.
1603
Construction initiale
Construction initiale
1603 (≈ 1603)
Édification sur un bâtiment préexistant.
1658
Agrandissement
Agrandissement
1658 (≈ 1658)
Extension de l’édifice existant.
1683
Ajout de la tribune
Ajout de la tribune
1683 (≈ 1683)
Aménagement intérieur majeur.
1699
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
1699 (≈ 1699)
Modification liturgique et esthétique.
1700–1704
Sculpture du retable
Sculpture du retable
1700–1704 (≈ 1702)
Œuvre de Flandin, Rosaz et Dufour.
1700-1704
Sculpture du retable
Sculpture du retable
1700-1704 (≈ 1702)
Œuvre de Flandin, Rosaz et Dufour.
1742
Décoration du chœur
Décoration du chœur
1742 (≈ 1742)
Par Joseph Dominique de la Valsesia.
1843
Peintures des voûtes
Peintures des voûtes
1843 (≈ 1843)
Remplacement des lambris initiaux.
13 avril 2004
Classement MH
Classement MH
13 avril 2004 (≈ 2004)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, l'église Saint-Saturnin, le cimetière, l'ancienne mairie, la chapelle Saint-Pierre, la chapelle Saint-Joseph, la chapelle Saint-Jean-Baptiste au chef-lieu, la chapelle Notre-Dame de la Paix dite aussi Notre-Dame de la Vie au hameau des Prés-Plans avec leur croix attenante, la croix de la Troche dite aussi de la Trochet sur le chemin des Prés-Plans, la croix du col de la Croix de Fer et l'oratoire de la Tour proche de l'église paroissiale (cad. A 464, 1589 ; B 8, 806, 1198 ; C 901 ; F 774, 775, 782, 880, 1017, 1039) : inscription par arrêté du 13 avril 2004
Personnages clés
| Bernard Flandin - Sculpteur |
Auteur du retable en 1700. |
| Sébastien Rosaz de Termignon - Sculpteur |
Collaborateur à la finition du retable. |
| Jean Simon de Bramans - Sculpteur |
Participation au retable et décors. |
| Gabriel Dufour - Peintre |
Tableaux du retable (1704). |
| Joseph Dominique de la Valsesia - Décorateur |
Peintures du chœur (1742). |
| Pierre Thibiéroz - Fondateur |
Commanditaire de la chapelle Saint-Pierre (1483). |
| Sébastien Rosaz - Sculpteur |
Achèvement du retable avec Jean Simon. |
| Jean Simon - Sculpteur |
Collaboration au retable vers 1700. |
Origine et histoire
L’église Saint-Saturnin de Saint-Sorlin-d’Arves, située en Savoie (Auvergne-Rhône-Alpes), trouve ses origines en 1603 sur les fondations d’un bâtiment antérieur. Agrandie en 1658, elle subit des transformations majeures : ajout d’une tribune en 1683, reconstruction du chœur en 1699, et exhaussement du clocher après la Révolution. Son plan rectangulaire, typique des églises alpines, inclut une nef unique à voûtes d’arêtes et un clocher latéral. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 2004, témoigne des pratiques religieuses locales aux XVIIIe et XIXe siècles.
Le décor intérieur mêle baroque savoyard et art sacré. Le chœur, orné en 1742 par Joseph Dominique de la Valsesia, abrite un retable sculpté dès 1700 par Bernard Flandin, Sébastien Rosaz, et Jean Simon de Bramans. Ce retable, centré sur la Glorification de saint Saturnin (peint par Gabriel Dufour en 1704), est complété par des statues des apôtres et des tableaux bibliques. Les voûtes de la nef, peintes en 1843, remplacent d’anciens lambris. Deux chapelles latérales (Rosaire et Carmes) datent du début du XVIIIe siècle, reflétant l’importance des confréries locales.
L’église, entourée du cimetière communal, conserve des traces de traditions funéraires (couronnes mortuaires métalliques) et d’une organisation spatiale genrée : jusqu’au XXe siècle, les hommes entraient par le portail ouest, les femmes par une porte nord. Les chapelles adjacentes (Saint-Pierre fondée en 1483, Notre-Dame de la Vie en 1671) et les croix environnantes (comme celle de la Croix de Fer) soulignent son rôle central dans la vie spirituelle et communautaire de la Haute-Maurienne.
Architecturalement, l’édifice illustre l’adaptation du baroque alpin aux contraintes montagnardes : matériaux locaux (tuf pour les baies), décors sobre mais symbolique (agneau mystique sur la voûte du transept), et intégration au paysage (cimetière attenant). La tribune, décorée de stucs et de panneaux peints en 1683 par les Pénitents Blancs, rappelle l’influence des confréries dans l’art sacré savoyard. L’inscription aux Monuments Historiques couvre aussi les chapelles et croix voisines, formant un ensemble patrimonial cohérent.
Les sources écrites (Dominique Peyre, En Maurienne : sur les chemins du Baroque, 2001) et les bases patrimoniales (Mérimée, Clochers de France) documentent son évolution, depuis sa fondation médiévale jusqu’à sa restauration moderne. Aujourd’hui propriété communale, l’église reste un lieu de culte actif, rattaché à la paroisse de Saint-Jean-de-Maurienne, tout en attirant les amateurs d’art baroque alpin et d’histoire religieuse savoyarde.