Frise chronologique
XIe siècle - XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle - XIVe siècle (≈ 1150)
Édification sur une nécropole gallo-romaine.
XVIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIIe siècle (≈ 1750)
Allongement du chœur et sacristie ajoutée.
1792
Fin du statut paroissial
Fin du statut paroissial
1792 (≈ 1792)
Perte de sa fonction religieuse officielle.
10 novembre 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
10 novembre 1925 (≈ 1925)
Inscription à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Saturnin : inscription par arrêté du 10 novembre 1925
Personnages clés
| Saint Saturnin de Toulouse - Patron de l’église |
Premier évêque de Toulouse, martyrisé en 250. |
| François Pompon - Sculpteur animalier |
Inhumé ici, veillé par son œuvre *Le Condor*. |
| Bernard Loiseau - Restaurateur étoilé |
Sépulture dans l’église, figure locale. |
| Mathieu Bizouard-Bert - Homme politique |
Député de Côte-d’Or, inhumé sur place. |
| Marcel Roclore - Ministre et député |
Personnalité politique enterrée dans l’église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Saturnin de Saulieu, édifiée entre le XIe et le XIVe siècle, est un témoignage architectural mêlant styles roman et gothique. Elle se distingue par sa flèche de clocher recouverte de bardeaux de chêne ou de châtaignier, une technique traditionnelle rare. Construite sur l’emplacement d’une ancienne nécropole gallo-romaine, elle marque la croisée de voies antiques majeures, dont la Via Agrippa reliant Lyon à Boulogne-sur-Mer. Dédiée à saint Saturnin de Toulouse, premier évêque martyrisé en 250, elle symbolise la christianisation précoce de la région.
L’édifice a subi plusieurs remaniements, notamment l’allongement du chœur et l’ajout d’une sacristie au XVIIe siècle. Église paroissiale jusqu’en 1792, elle abrite les tombes de personnalités locales, comme le sculpteur François Pompon ou le restaurateur Bernard Loiseau. Inscrite aux monuments historiques depuis le 10 novembre 1925, elle illustre le patrimoine religieux et funéraire de la Bourgogne, entre héritage gallo-romain et transformations médiévales.
La localisation de Saulieu, sur d’anciennes routes commerciales, explique son rôle historique comme lieu de passage et de culte. Les bardeaux de bois du clocher, typiques des régions forestières comme le Morvan, reflètent des savoir-faire artisanaux locaux. Aujourd’hui propriété communale, l’église reste un repère culturel et touristique, lié à des figures comme Pompon, dont une œuvre (Le Condor) veille sur sa sépulture.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent son double intérêt : architectural, avec ses phases de construction s’étalant du XIe au XVe siècle, et mémoriel, à travers les personnalités inhumées sur place. Son inscription au titre des monuments historiques en 1925 consacre sa valeur patrimoniale, tandis que son état de conservation (localisation « passable » selon Monumentum) invite à des travaux de préservation.