Frise chronologique
1324
Nouvelle fondation à Châteauneuf
Nouvelle fondation à Châteauneuf
1324 (≈ 1324)
Transfert sur un terrain avec chapelle existante.
1344
Consécration de la première église
Consécration de la première église
1344 (≈ 1344)
Édifice aujourd’hui disparu, remplacé en 1473.
fin XIIIe siècle
Fondation du couvent des Carmes
Fondation du couvent des Carmes
fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Installation initiale dans le faubourg de la Riche.
1473
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle
1473 (≈ 1473)
Financée par Louis XI et ses courtisans.
1476
Verrière du chevet par Jean de Paris
Verrière du chevet par Jean de Paris
1476 (≈ 1476)
Représentant la vie de la Vierge.
1791
Vente du couvent comme bien national
Vente du couvent comme bien national
1791 (≈ 1791)
Destruction partielle pour travaux de voirie.
1819
Construction du bas-côté nord
Construction du bas-côté nord
1819 (≈ 1819)
Ajout pour Melle Blanchereau par Nourisson et Rousseau.
1824
Réouverture au culte paroissial
Réouverture au culte paroissial
1824 (≈ 1824)
Devient église Saint-Saturnin après la Révolution.
1850
Restauration de la façade ouest
Restauration de la façade ouest
1850 (≈ 1850)
Dirigée par l’architecte Gustave Guérin.
1864
Millésime de la décoration intérieure
Millésime de la décoration intérieure
1864 (≈ 1864)
Refaite après l’ajout du bas-côté nord.
1890
Création des vitraux actuels
Création des vitraux actuels
1890 (≈ 1890)
Baie n°4 avec fragments de Chenonceaux.
28 avril 1947
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
28 avril 1947 (≈ 1947)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Saturnin : inscription par arrêté du 28 avril 1947
Personnages clés
| Louis XI - Roi de France (1461–1483) |
Finança la reconstruction fin XVe siècle. |
| Jean de Paris - Maître-verrier (XVe siècle) |
Auteur de la verrière du chevet (1476). |
| Thomas Moulin - Maçon (XVe siècle) |
Travailla au couvent en 1479. |
| Jean Levasseur - Charpentier (XVe siècle) |
Intervint sur le couvent en 1481. |
| Gustave Guérin - Architecte (XIXe siècle) |
Restaura la façade ouest en 1850. |
| Abbé Brisacier - Religieux (XIXe siècle) |
Sculpta la Vierge du portail (1869). |
Origine et histoire
L'église Saint-Saturnin de Tours, située rue Littré dans le Vieux-Tours, est le seul vestige subsistant de l’ancien couvent des Carmes. Fondé à la fin du XIIIe siècle dans le faubourg de la Riche, ce couvent fut déplacé en 1324 à Châteauneuf, sur un terrain abritant déjà une chapelle du XIIIe siècle dédiée à Notre-Dame-de-Pitié. L’église actuelle, construite en 1473, remplace la première église conventuelle (consacrée en 1344) dont il ne reste aucune trace visible. Elle devint paroissiale après la destruction de l’ancienne église Saint-Saturnin pendant la Révolution.
L’architecture de l’église reflète deux époques distinctes : le bas-côté sud, voûté d’ogives en tiers-point, illustre le style gothique du XVe siècle, tandis que le bas-côté nord, avec ses voûtes en anse de panier, date du XIXe siècle (millésime 1864). La décoration intérieure, les vitraux (1890), et des stalles provenant de l’abbaye de Cormery témoignent de remaniements ultérieurs. La baie n°4 conserve même des fragments de vitraux du château de Chenonceaux. Le couvent, partiellement détruit après 1791, fut vendu comme bien national, et l’église rouvrit au culte en 1824.
Classée Monument Historique en 1947, l’église Saint-Saturnin porte les marques de son histoire mouvementée : reconstruction sous Louis XI (fin XVe siècle), travaux aux XVIIe et XVIIIe siècles, et restaurations aux XIXe et XXe siècles. Les fortifications médiévales, autrefois adjacentes, furent démolies en 1736. Aujourd’hui, seuls les contreforts nord de la nef et trois chapiteaux (déplacés au musée archéologique de Touraine) rappellent l’ampleur du complexe conventuel d’origine.
Parmi les éléments notables, la verrière du chevet, réalisée par Jean de Paris en 1476, représentait la vie de la Vierge. Les blasons de Louis XI et de ses courtisans, visibles dans l’édifice, soulignent le mécénat royal. Les transformations du XIXe siècle, comme l’ajout du bas-côté nord (1819) ou la restauration de la façade ouest (1850) par Gustave Guérin, ont façonné son apparence actuelle. La Vierge du portail, ajoutée en 1869 par l’abbé Brisacier, complète cet héritage composite.