Installation des Carmes 1324 (≈ 1324)
Les Carmes s'installent sur un terrain avec une chapelle du XIIIe siècle.
1344
Consécration de l'église
Consécration de l'église 1344 (≈ 1344)
La première église conventuelle est consacrée.
1473
Début construction actuelle
Début construction actuelle 1473 (≈ 1473)
Début de la construction de l'église actuelle sur l'emplacement de la première église conventuelle.
Fin du XVe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église Fin du XVe siècle (≈ 1595)
L'église actuelle est bâtie grâce au soutien de Louis XI.
1819
Construction bas-côté nord
Construction bas-côté nord 1819 (≈ 1819)
Les entrepreneurs Nourisson et Rousseau font édifier le bas-côté nord.
1824
Réouverture au culte
Réouverture au culte 1824 (≈ 1824)
L'église devient l'église paroissiale Saint-Saturnin.
1850
Restauration façade ouest
Restauration façade ouest 1850 (≈ 1850)
La façade ouest est restaurée par l'architecte Gustave Guérin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Saturnin : inscription par arrêté du 28 avril 1947
Personnages clés
Louis XI
Roi de France ayant soutenu la reconstruction de l'église à la fin du XVe siècle
Gustave Guérin
Architecte responsable de la restauration de la façade ouest en 1850
Abbé Brisacier
Abbé ayant placé une Vierge au portail en 1869
Origine et histoire de l'Église Saint-Saturnin
L'église Saint-Saturnin, ancienne église des Carmes, est située rue Littré dans le Vieux-Tours ; elle constitue le seul vestige de l'ancien couvent des Carmes et a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 28 avril 1947. À la fin du XIIIe siècle fut fondé un couvent de carmes dans le faubourg de la Riche, qui en 1324 s'installa sur un terrain comprenant des maisons et une chapelle du XIIIe siècle dédiée à Notre-Dame-de-Pitié. Au deuxième quart du XIVe siècle le domaine s'étend vers le sud ; la première église conventuelle est consacrée en 1344 et un cimetière est créé. En 1359, la construction des fortifications entraîne l'aliénation d'une partie de l'enclos, la destruction du dortoir et l'édification d'un nouveau dortoir au nord-est de l'église. Les bâtiments sont reconnus et largement reconstruits à la fin du XVe siècle grâce au soutien de Louis XI et de courtisans ; l'église actuelle est bâtie à partir de 1473 sur l'emplacement de la première église conventuelle, qui ne laisse plus de trace apparente, et la verrière du chevet attribuée à Jean de Paris est en place en 1476. Des marchés datés de 1479 et 1481 font mention de travaux de maçonnerie et de charpente pour la construction du couvent. Au début du XVIIe siècle, un bâtiment est élevé au nord de l'enclos, probablement comme dortoir des novices, puis en 1646 l'église et plusieurs bâtiments du XVe siècle font l'objet de réparations et de remaniements. Les fortifications d'agglomération sont démolies en 1736, une écurie est construite au milieu du XVIIIe siècle et, après la vente du couvent comme bien national en 1791, une destruction partielle intervient pour des travaux de voirie. En 1819 les entrepreneurs Nourisson et Rousseau font édifier le bas-côté nord pour Mlle Blanchereau ; la décoration intérieure est ensuite remaniée — le millésime 1864 en témoigne — et l'église, rouverte au culte en 1824, devient alors l'église paroissiale Saint-Saturnin. La façade ouest est restaurée en 1850 par l'architecte Gustave Guérin, une Vierge est placée au portail en 1869 par l'abbé Brisacier, et des travaux de destruction de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié et des bâtiments conventuels ont lieu entre 1968 et 1970 ; trois chapiteaux ont été déplacés au musée de la Société archéologique de Touraine. Sur le plan architectural, le bas-côté sud, voûté sur arcs d'ogives aux formerets en tiers-point, conserve les caractères de l'architecture religieuse du XVe siècle, tandis que le bas-côté nord, voûté en anse de panier, illustre les transformations du XIXe siècle ; les pilastres des piliers nord de la nef correspondent aux anciens contreforts du premier édifice. Le chœur conserve des stalles provenant de l'abbaye de Cormery et la majorité des vitraux datent de 1890 ; la baie n°4 conserve des fragments provenant du château de Chenonceaux.