Frise chronologique
1149
Construction initiale
Construction initiale
1149 (≈ 1149)
Édification de l’église primitive et du prieuré.
1173
Incendie de l’édifice
Incendie de l’édifice
1173 (≈ 1173)
Destruction partielle par le feu.
XVe siècle
Restauration post-guerres de Religion
Restauration post-guerres de Religion
XVe siècle (≈ 1550)
Réutilisation après destructions.
1829
Nouvelles mutilations
Nouvelles mutilations
1829 (≈ 1829)
Dégâts supplémentaires enregistrés.
24 avril 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
24 avril 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 24 avril 1926
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
L’église Saint-Saturnin de Vouillon, construite initialement en 1149, conserve aujourd’hui trois travées du mur extérieur du bas-côté nord, trois piles entre la nef et le bas-côté sud, ainsi que les deux tiers de sa façade d’origine. Cette chapelle priorale, aux dimensions imposantes pour l’époque, présentait des bas-côtés voûtés en berceau et des tribunes, une disposition architecturale exceptionnelle dans la région au XIIe siècle. L’abside a entièrement disparu, et l’édifice aurait subi un incendie en 1173, avant d’être partiellement détruit pendant les guerres de Religion, puis réutilisé.
Au XVe siècle, l’église fut restaurée après les dommages subis, mais de nouvelles dégradations survinrent en 1829. Parmi ses éléments remarquables figurent des chapiteaux sculptés, dont des représentations d’amours nus, ainsi qu’une cloche du XVIe siècle commémorant la libération du territoire des armées huguenotes, après la destruction de l’édifice. L’église, classée Monument Historique par arrêté du 24 avril 1926, appartient aujourd’hui à la commune de Vouillon, dans le département de l’Indre.
Les sources historiques soulignent son rôle initial comme chapelle de prieuré, dotée d’une structure complexe pour l’époque. Les tribunes, rares dans la région, suggèrent une fonction à la fois liturgique et communautaire, tandis que les traces des conflits religieux (guerres de Religion) rappellent les tumultes ayant marqué son histoire. Les mutilations du XIXe siècle et la protection au XXe siècle illustrent les enjeux de préservation d’un patrimoine médiéval fragilisé.