Frise chronologique
1441
Fondation d'un bénéfice
Fondation d'un bénéfice
1441 (≈ 1441)
Antoine de Brandis fonde un bénéfice à Gairaut.
1628
Date gravée sur le fronton
Date gravée sur le fronton
1628 (≈ 1628)
Reconstruction ou aménagement probable de l'église.
1696
Création du sanctuaire Notre-Dame de la Merci
Création du sanctuaire Notre-Dame de la Merci
1696 (≈ 1696)
Dévotion contre les raids barbaresques.
1741
Date gravée sur la façade
Date gravée sur la façade
1741 (≈ 1741)
Travaux d'aménagement ou de reconstruction.
1772
Légs de Jean Garnier
Légs de Jean Garnier
1772 (≈ 1772)
Création de chapellenies pour cinq églises rurales.
1802
Église devenue paroissiale
Église devenue paroissiale
1802 (≈ 1802)
Statut officiel de paroisse pour Gairaut.
1951
Classement monument historique
Classement monument historique
1951 (≈ 1951)
Inscription par arrêté du 25 juin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Gairaut : inscription par arrêté du 25 juin 1951
Personnages clés
| Antoine de Brandis - Noble niçois |
Fonde un bénéfice en 1441. |
| François et André Romagnan - Donateurs |
Donation à la chapelle en 1654. |
| Jean-Louis Martin - Bienfaiteur |
Finance des messes en 1757. |
| Jean Garnier - Chanoine et ancien curé |
Lègue une chapellenie en 1772. |
| Marie-Madeleine Draghi, veuve Thaon - Patronne de l'église |
Détentrice du droit de nommer le recteur. |
Origine et histoire
L’église Saint-Sauveur de Gairaut, située dans le quartier éponyme de Nice, trouve ses origines au moins dès le XVe siècle. En 1441, le noble niçois Antoine de Brandis y fonde un bénéfice, attestant d’une présence religieuse ancienne. Les dates gravées de 1628 (fronton de la porte) et 1741 (façade) suggèrent des phases de reconstruction ou d’aménagement majeures, reflétant l’évolution architecturale et spirituelle du lieu. Le sanctuaire dédié à Notre-Dame de la Merci, institué en 1696, illustre une dévotion locale liée à la protection contre les raids barbaresques, une préoccupation majeure pour les Niçois de l’époque.
Au XVIIe siècle, l’église bénéficie de dons significatifs, comme celui des frères François et André Romagnan en 1654, ou celui de Jean-Louis Martin en 1757, visant à financer des messes pour les habitants. En 1772, le chanoine Jean Garnier (1697–1773) lègue une chapellenie à Gairaut, parmi cinq églises rurales niçoises, mais sa mise en œuvre se heurte aux droits patronaux de Marie-Madeleine Draghi, veuve Thaon. Un accord en 1775 permet finalement aux habitants d’obtenir un curé en échange de l’entretien de l’édifice. L’église devient paroisse en 1802 et est classée monument historique en 1951.
L’édifice incarne ainsi l’histoire religieuse et sociale de Nice, mêlant dévotion populaire, conflits de patronage et adaptations architecturales. Son inscription au titre des monuments historiques en 1951 souligne son importance patrimoniale, liée à son rôle dans la vie communautaire et spirituelle des quartiers périphériques niçois aux XVIIe et XVIIIe siècles.