Église Saint-Sauveur de Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique Art roman provençal

Église Saint-Sauveur de Manosque

  • Place Saint-Sauveur
  • 04100 Manosque
Église Saint-Sauveur de Manosque
Église Saint-Sauveur de Manosque
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Église Saint-Sauveur de Manosque
Crédit photo : civodule - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1725
Création du campanile
XVIIe siècle
Revoûtement de la nef
1869
Transfert du campanile
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Sauveur (cad. G 365) : classement par arrêté du 11 juillet 1975

Personnages clés

Ranulphe de Gorse Évêque qui a consacré l'église en 1372.
Guillaume Bounard Artisan ayant réalisé le campanile en ferronnerie.
Esprit Meyssonnier Facteur d'orgue ayant construit l'instrument en 1625.
Jean-Esprit Isnard Facteur d'orgue probablement inspiré par le buffet de l'orgue de Manosque.
Jacques Genoyer Artisan ayant travaillé sur l'orgue en 1812.
Piantanida Facteur d'orgue ayant reconstruit l'instrument en 1815.
Daublaine & Callinet Facteurs d'orgue ayant remplacé la trompette et le hautbois en 1845.
Jean-Albert Négrel Artisan ayant effectué un relevage de l'orgue en 1961.

Origine et histoire de l'Église Saint-Sauveur

L’église Saint-Sauveur de Manosque, située dans les Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, combine les styles roman et gothique et fut édifiée du XIIe au XIVe siècle. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis le 11 juillet 1975. Moins ancienne que l’église Notre-Dame de Romigier, elle ouvre sur la place Saint-Sauveur, agrémentée d’une fontaine en fonte ornée de quatre cygnes. Consacrée en 1372 par l’évêque Ranulphe de Gorse, elle avait déjà été ouverte au culte vers 1250. L’édifice présente une façade ouest, un clocher-tour carré, un campanile remarquable et une façade arrière dignes d’attention. Le clocher est surmonté d’un campanile en ferronnerie, considéré comme l’un des plus anciens et des plus beaux de Provence ; réalisé en 1725 par Guillaume Bounard pour la tour de l’horloge de la place, il fut transféré sur le clocher de l’église en juillet 1869 après la démolition de cette tour en 1862 et après que l’église eut perdu son premier campanile lors du séisme de 1708. Assemblé sans soudure, le campanile, de forme sphéroïdale et riche en entrelacs, se termine par un haut fleuron avec boule et croix ; sa partie supérieure dessine, vue de bas en haut, une rosace sur le ciel. On pénètre dans une nef romane par un portail gothique ; la nef a été revoûtée d’ogives au XVIIe siècle et conserve un transept roman à berceaux transversaux dont la croisée est surmontée d’une coupole sur trompes. L’abside est couverte d’un cul-de-four nervé. Le mobilier est riche : sièges en bois sculpté, toiles des XVIIe et XVIIIe siècles et une imposante tribune en bois polychrome et doré qui supporte un orgue très ancien.

L’orgue provient d’un instrument construit en 1625 par Esprit Meyssonnier ; du mobilier d’origine subsistent le buffet et 473 tuyaux, dont 33 de l’ancienne montre réutilisés sur le sommier. Après une restauration anonyme en 1663 et des travaux en 1812 par Jacques Genoyer, l’instrument comptait alors douze jeux. L’ensemble fut reconstruit en 1815 par le facteur lombard Piantanida ; en 1845 la maison Daublaine & Callinet remplaça la trompette et le hautbois. La tribune et le buffet ont été classés au titre des objets des monuments historiques le 19 juin 1908, et la partie instrumentale a fait l’objet d’un classement le 25 mars 1971. L’orgue a fait l’objet d’un relevage en 1961 par Jean-Albert Négrel sans modification, puis de restaurations en 1977 et en 2006.

Le buffet, de net style italien mais marquant déjà les premières influences françaises par des tourelles et des éléments ornementaux, est d’assez modestes dimensions et présente un soubassement remarquable avec panneaux cloisonnés ornés de rosaces, trophées d’instruments et cartouches. Les tourelles reposent sur des culs-de-lampe travaillés, feuillages stylisés au centre et têtes de chérubins sur les côtés. Il est probable que Jean-Esprit Isnard ait vu ce buffet et s’en soit inspiré pour l’orgue de la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence. L’instrument comporte un clavier unique de 54 notes, treize jeux manuels et un pédalier « à l’italienne » de 13 notes en tirasse permanente, avec un jeu double propre Contrabassi 16’ + 8’. La console est en fenêtre avec des tirants de registres groupés à droite et manœuvrant latéralement à l’italienne ; la traction des notes est entièrement mécanique. Le sommier et la majorité de la tuyauterie sont d’origine Piantanida, à l’exception des 473 tuyaux de Meyssonnier, de la trompette et du hautbois de Daublaine & Callinet, de deux rangs du Ripieno et de quelques compléments ultérieurs.

Liens externes