Frise chronologique
1127
Fondation et donation
Fondation et donation
1127 (≈ 1127)
Don du comte de Toulouse à l'abbaye Saint-Sernin
XVIIe-XVIIIe siècles
Maintiens de noblesse
Maintiens de noblesse
XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Famille de Babut confirmée noble (1669, 1698, 1715)
10 juillet 1914
Chute de météorite
Chute de météorite
10 juillet 1914 (≈ 1914)
Chondrite EH 5 offerte au Muséum de Toulouse
1979
Classement MH
Classement MH
1979 (≈ 1979)
Inscription à l'inventaire des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 281) : inscription par arrêté du 18 juin 1979
Personnages clés
| Gui de Babut - Seigneur de Saint-Sauveur |
Alliance avec les Séguier de Villaudric (1605) |
| Jean de Babut - Capitaine au régiment de l’Angoumois |
Dénombrement des fiefs en 1727 |
| Joseph de Babut - Seigneur de Roqueserrière |
Dénombrement des fiefs en 1776 |
| M. Esculié - Propriétaire terrien |
Donateur de la météorite au Muséum (1914) |
Origine et histoire
L'église Saint-Sauveur de Saint-Sauveur, édifiée dès 1127, fut donnée cette même année par le comte de Toulouse à l'abbaye de Saint-Sernin, qui en conserva la juridiction jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Son architecture médiévale, marquée par une nef unique et un chevet semi-circulaire, fut enrichie au XVIIIe siècle par des décors intérieurs et un clocher à arcades caractéristique (cinq arcades sur trois niveaux).
La famille de Babut, seigneurs locaux, joua un rôle clé dans l'histoire de Saint-Sauveur : alliée par mariage aux Séguier de Villaudric en 1605, elle fut maintenue dans sa noblesse à plusieurs reprises (1669, 1698, 1715). Les registres de la confrérie de Saint-Guillaume révèlent leur implication religieuse, comme l'enrôlement de Jacquette et Marguerite de Babut en 1616. Ces seigneurs, dont Jean de Babut (capitaine au régiment de l’Angoumois) et Joseph de Babut (seigneur de Roqueserrière), marquèrent l'histoire locale jusqu'au XVIIIe siècle.
Classée monument historique en 1979 pour son architecture et ses décors, l'église illustre aussi l'évolution du territoire : le village, intégré à l'agglomération toulousaine, connut une forte croissance démographique depuis 1962. Son patrimoine reflète ainsi à la fois son héritage médiéval et son ancrage dans le Frontonnais, région viticole entre Garonne et Tarn.
Un événement insolite marqua aussi Saint-Sauveur : le 10 juillet 1914, une météorite de 14 kg s'y écrasa dans un champ. Classée chondrite à enstatite (type EH 5), elle fut offerte au Muséum de Toulouse, ajoutant une dimension scientifique à l'histoire locale.
Sur le plan architectural, l'édifice combine des éléments roman (voûte en berceau, contreforts de l'abside) et des ajouts baroques (décors intérieurs). Son clocher, rare exemple régional avec ses cinq arcades superposées, domine le paysage de cette commune aujourd'hui tournée vers Toulouse, tout en conservant son identité rurale et viticole historique.