Frise chronologique
1526
Croix de cimetière
Croix de cimetière
1526 (≈ 1526)
Ancienne croix déplacée dans le cimetière actuel.
1544
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1544 (≈ 1544)
Date portée sur l'édifice initial.
1593-1613
Construction du porche sud
Construction du porche sud
1593-1613 (≈ 1603)
Statues des douze apôtres conservées.
1629-1640
Construction du clocher
Construction du clocher
1629-1640 (≈ 1635)
Style Renaissance avec dôme à lanternon.
1677
Don de terrains
Don de terrains
1677 (≈ 1677)
Agrandissement du cimetière par des notables locaux.
1680
Transformation du chevet
Transformation du chevet
1680 (≈ 1680)
Passage à un chevet Beaumanoir.
1877
Reconstruction de la sacristie sud
Reconstruction de la sacristie sud
1877 (≈ 1877)
Sur l'emplacement d'une sacristie ancienne.
1932
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1932 (≈ 1932)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 1999 AE 20) : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Personnages clés
| Magdeleine de Launay et Olivier Le Goff - Donateurs locaux |
Terrains pour cimetière et sacristie en 1677. |
| François Lapous père - Orfèvre |
Auteur du calice de 1648. |
| Capello-Morel - Orfèvre parisien |
Modification de la fausse coupe du calice. |
| Nicolas Magon de la Gervaisis - Propriétaire d'une litre funéraire |
Armoiries peintes dans la nef. |
Origine et histoire
L'église Saint-Sauveur du Faou, située dans la commune du même nom en Finistère, est un édifice religieux marqué par deux périodes majeures de construction : 1544 et 1680. Fondée par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, elle fut reconstruite à ces dates, avec un clocher Renaissance achevé en 1629. Son architecture combine une nef courte et un large transept double, tandis que le porche sud, daté de 1593 et 1613, abrite des statues des douze apôtres en bois. Le chevet, de style Beaumanoir (1680), et les éléments intérieurs comme le maître-autel, les confessionnaux et les fonts baptismaux (cuve aux serpents unique en Bretagne) datent du XVIIe siècle.
Le monument s’inscrit dans un ancien enclos paroissial, dont subsiste une porte triomphale. Les matériaux utilisés, comme la pierre jaune de Logonna et la kersantite sombre, sont typiques du Finistère. L’église a subi des modifications, dont la destruction de l’ossuaire en 1880 pour élargir la route nationale, et la perte de ses vitraux, y compris ceux des années 1930 représentant saint Jaoua évangélisant le pays du Faou. Un calice en argent de 1648, orné et partiellement modifié au XIXe siècle, compte parmi ses objets remarquables.
L’édifice, inscrit monument historique en 1932, témoigne aussi de dons locaux, comme celui de Magdeleine de Launay et Olivier Le Goff en 1677 pour agrandir le cimetière et la sacristie. Le site, classé en 1927, conserve des traces d’une litre funéraire du XVIIe siècle et une croix de cimetière de 1526 déplacée. Son clocher, haut et ajouré, domine le port du Faou, soulignant son rôle central dans la vie communautaire et religieuse de la région.