Frise chronologique
1501
Fin des travaux initiaux
Fin des travaux initiaux
1501 (≈ 1501)
Date gravée sur le linteau du portail sud.
1532 ou 1542
Consécration de l’église
Consécration de l’église
1532 ou 1542 (≈ 1542)
Sources divergentes (1532 selon Monumentum, 1542 selon Wikipedia).
1667
Agrandissement vers l’ouest
Agrandissement vers l’ouest
1667 (≈ 1667)
Date inscrite sur l’arc doubleau de la nef.
1738-1739
Incendie et réparations
Incendie et réparations
1738-1739 (≈ 1739)
Toit et clocher endommagés, restaurés en 1739.
1755
Construction de la chapelle des Pénitents
Construction de la chapelle des Pénitents
1755 (≈ 1755)
D’après un prix-fait établi par Jean Vagniat.
1768
Translation des reliques
Translation des reliques
1768 (≈ 1768)
Reliques de saint Sébastien installées dans l’église.
1872
Installation de l’horloge
Installation de l’horloge
1872 (≈ 1872)
Fresque restaurée en 1994.
1979
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1979 (≈ 1979)
Protection de l’église et de la chapelle des Pénitents.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (et restes de peintures murales) et chapelle des Pénitents (cad. AB 55) : classement par arrêté du 2 mars 1979
Personnages clés
| Chaz Tardini - Artisan ou curé du XVIe siècle |
Nom gravé sur un chapiteau du portail. |
| Jean Vagniat - Maître d’œuvre ou entrepreneur |
Auteur d’un prix-fait en 1755 pour la chapelle. |
| Joseph Maurel - Propriétaire d’une maison mitoyenne |
Son incendie en 1738 endommagea l’église. |
Origine et histoire
L’église Saint-Sébastien de Ceillac, située dans les Hautes-Alpes, est un édifice catholique dont la construction s’achève vers 1501, comme l’indique l’inscription Anno Domini MDI gravée sur le linteau du portail sud. Consacrée en 1532 ou 1542 selon les sources, elle illustre une architecture évolutive, marquée par des agrandissements (notamment en 1667) et des remaniements jusqu’au XVIIIe siècle. Son clocher-mur, accessible par une tourelle rectangulaire, et sa nef voûtée en berceau brisé reflètent des influences régionales tardives, tandis que la chapelle des Pénitents, perpendiculaire à la nef, témoigne de l’importance des confréries locales.
Le décor intérieur mêle éléments gothiques et baroques : la voûte du chœur, en croisée d’ogive (XIIIe-XVe siècles ?), contraste avec le maître-autel en marbre blanc du XIXe siècle. Les fresques du XVIe siècle, dédiées à saint Sébastien, et le cadran solaire de 1739 (rénové en 1994) soulignent la vitalité religieuse de Ceillac. L’incendie de 1738, endommageant le toit et le clocher, et les restaurations ultérieures (comme celle de l’horloge en 1872) révèlent une communauté attachée à son patrimoine, malgré l’isolement géographique des Alpes du Sud.
Classée Monument Historique en 1979, l’église conserve des traces de peintures murales et une statue en bois de sainte Anne à l’entrée du chœur. Son architecture hybride — mélange de styles roman, gothique et classique — et ses aménagements successifs (chapelle du Rosaire transformée en sacristie en 1911) en font un témoin des adaptations liturgiques et sociales sur plus de cinq siècles. Les bardeaux de mélèze couvrant l’édifice rappellent par ailleurs les traditions constructives locales, liées aux ressources forestières alpines.