Classement Monument Historique 11 mars 2021 (≈ 2021)
Protection de l’édifice et de son enclos.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, l’église Saint-Sébastien de Méguillaume, ainsi que son enclos avec ses murs de clôture, tels que délimités sur le plan annxé, située au lieu-dit Méguillaume Chênedouit, sur la parcelle n°106 B 13, figurant au cadastre section 106 B : inscription par arrêté du 11 mars 2021
Personnages clés
Évêque de Sées - Célébrant de la messe d’inauguration
Présida la réouverture en 2018.
Association *Les Amis de l’église Saint-Sébastien* - Porteur du projet de restauration
Créée en 2008, initiatrice des travaux.
Origine et histoire
L’église Saint-Sébastien de Méguillaume, située au lieu-dit Le Jardin dans le village de Méguillaume (commune de Putanges-le-Lac, Orne), est à l’origine une chapelle romane dédiée à la Vierge, devenue ultérieurement un lieu de dévotion à saint Sébastien. Fondée au XIe siècle comme paroisse dépendante de l’abbaye de Saint-André de Gouffern, elle est rattachée à Chênedouit en 1822. L’édifice actuel, principalement construit au XIVe siècle, conserve une charpente à chevrons datant de 1383-1384 (attestée par dendrochronologie), ainsi que des percements et décors peints du XIIIe siècle, rares en Normandie où la plupart des églises furent rebâties au XIXe siècle.
La chapelle subit des remaniements majeurs : ajout d’un clocher au XVIe siècle, reconstruction de ce dernier après un incendie en 1742, et réaménagements intérieurs aux XVIIIe et XIXe siècles. Les peintures murales du XIIIe siècle, redécouvertes en 2013, et le triplet roman du chœur (dégagé lors des restaurations de 2016-2017) témoignent de son héritage médiéval. Ces travaux, portés par l’association Les Amis de l’église Saint-Sébastien (créée en 2008), ont aussi permis de restaurer la toiture, la charpente endommagée par l’incendie de 1742, et le retable du XVIIe siècle représentant le martyr de saint Sébastien.
Classée Monument Historique en 2021, l’église abrite des éléments mobiliers protégés, comme une statue de Vierge à l’Enfant du XVIe siècle (classée en 1971) et des bancs du même siècle. Son enclos, incluant les murs de clôture, est également protégé. La première messe post-restauration, célébrée le 21 janvier 2018 par l’évêque de Sées, marqua sa réouverture au culte. Aujourd’hui, l’édifice allie architecture romane, gothique et moderne, illustrant près de 700 ans d’histoire religieuse et communautaire en Basse-Normandie.
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