Frise chronologique
17 août 1096
Départ pour la 1ère croisade
Départ pour la 1ère croisade
17 août 1096 (≈ 1096)
Godefroy de Saint-Omer et sa famille.
1123
Première mention écrite
Première mention écrite
1123 (≈ 1123)
Bulle pontificale citant l’église.
1200–1250
Construction de la nef
Construction de la nef
1200–1250 (≈ 1225)
Début de l’église-halle actuelle.
14 avril 1387
Consécration de l’église
Consécration de l’église
14 avril 1387 (≈ 1387)
Par l’évêque de Thérouanne.
1794
Temple de la Raison
Temple de la Raison
1794 (≈ 1794)
Transformation révolutionnaire.
1891
Reconstruction de la flèche
Reconstruction de la flèche
1891 (≈ 1891)
Style néo-gothique (52 m).
années 1980
Fermeture au public
Fermeture au public
années 1980 (≈ 1980)
Pour raisons de sécurité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Sépulcre (cad. AC 384) : classement par arrêté du 7 mai 1982
Personnages clés
| Godefroy de Saint-Omer - Croisade et cofondateur du Temple |
Lié au Saint-Sépulcre de Jérusalem. |
| Guillaume Ier de Saint-Omer - Père de Godefroy |
Participe à la 1ère croisade. |
| Hugues de Saint-Omer - Frère de Godefroy |
Croisade de 1096. |
| Louis-Charles Steinheil - Artiste verrier |
Dessine des vitraux (vers 1860). |
| Jean-Charles Chifflart - Sculpteur audomarois |
Auteur du portail en bois (XVIIIe). |
| Pierre-Charles Van Peteghem - Facteur d’orgues |
Orgue installé (1820–1822). |
Origine et histoire
L’église Saint-Sépulcre de Saint-Omer, mentionnée dès 1123, est reconstruite comme hallekerque (église-halle) à partir du XIIIe siècle. Sa nef date de la première moitié de ce siècle, sa tour du XIVe, et ses chapelles latérales en brique, ajoutées au XVe, abritaient les autels des corporations locales, comme celui des cordonniers, dont le retable (saints Crépin et Crépinien) est aujourd’hui au musée Sandelin. Consacrée en 1387 par l’évêque de Thérouanne, elle doit son nom aux croisés de la première croisade (1096), dont Godefroy de Saint-Omer, cofondateur de l’ordre du Temple et lié au Saint-Sépulcre de Jérusalem. Une légende rapporte qu’une pierre de ce tombeau aurait été incrustée dans une chapelle au XIVe siècle.
À la Révolution, l’église devient brièvement la cathédrale de Saint-Omer, puis un Temple de la Raison (1794) avant d’être rendue au culte catholique – première en France après cette période. Au XIXe siècle, elle subit des restaurations néo-gothiques : reconstruction de la flèche (52 m en 1891), installation d’un orgue Van Peteghem (1820–1822), et pose de vitraux par les ateliers Lusson (vers 1860), dont certains, dessinés par Louis-Charles Steinheil, évoquent la première croisade et la famille de Saint-Omer. Le portail en bois, sculpté au XVIIIe siècle, pourrait provenir de l’abbaye Saint-Bertin.
Fermée depuis les années 1980 pour vétusté, l’église conserve un mobilier exceptionnel classé Monument historique : stalles, verrières historiées (dont un Chemin de croix et des scènes de la vie du Christ), bas-reliefs, et monuments funéraires. Ses vitraux célèbrent aussi l’ordre du Temple et les croisés locaux. L’édifice, propriété communale depuis son classement en 1982, illustre les liens entre Saint-Omer, les croisades, et l’artisanat médiéval flandrien.