Frise chronologique
début XIIe siècle
Fondation romane
Fondation romane
début XIIe siècle (≈ 1204)
Construction initiale style roman, chevet et nef.
XIIIe siècle
Tour militaire ajoutée
Tour militaire ajoutée
XIIIe siècle (≈ 1350)
Clocher-porche défensif désaxé vers le nord.
1535
Voûtement d'ogives
Voûtement d'ogives
1535 (≈ 1535)
Nef et chœur exhaussés, clés décorées.
fin XVe siècle
Rénovation gothique flamboyant
Rénovation gothique flamboyant
fin XVe siècle (≈ 1595)
Garde-corps et flèche en pierre ajoutés.
3 janvier 1939
Classement Monument historique
Classement Monument historique
3 janvier 1939 (≈ 1939)
Protection officielle de l'édifice.
2006
Restauration intérieure
Restauration intérieure
2006 (≈ 2006)
Réfection des peintures murales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Saturnin : classement par arrêté du 3 janvier 1939
Personnages clés
| Barons de Capdeville - Seigneurs de Brassempouy |
Sépulture dans la chapelle nord. |
Origine et histoire
L’église Saint-Sernin de Brassempouy, située dans les Landes, trouve ses origines au début du XIIe siècle avec une construction de style roman. Les murs du chevet et de la nef, ainsi que la façade occidentale, datent de cette période. Au XIIIe siècle, une tour militaire de défense est accolée à l’édifice, reflétant les besoins défensifs de l’époque. Cette tour, massive et dotée de bancs dans l’embrasure des fenêtres, suggère une utilisation comme poste de garnison en cas d’alerte. Les parties hautes du clocher, désaxé vers le nord, sont remaniées à la fin du XVe siècle avec un garde-corps à remplages flamboyants et une flèche en pierre, typiques du gothique tardif.
Au XVe siècle, l’église s’enrichit de chapelles latérales et d’une flèche gothique flamboyante, tandis qu’une voûte en pierre, décorée de clés sculptées (dont un ange aux ailes repliées, rare exemple de clé pendante), est ajoutée au XVIe siècle. Une date gravée, 1535, sur l’une des clés de voûte de la nef atteste de cette campagne de travaux majeure, où le chœur et la nef sont exhaussés en moellon. L’édifice conserve aussi des traces d’une porte des cagots près de la tribune, rappelant la ségrégation sociale médiévale. Deux statues en bois du XVIIe siècle (saint Paul et un évêque), classées en 2001, ainsi qu’un autel en marbre blanc offert au XXe siècle, complètent son mobilier remarquable.
L’église, fondée comme édifice roman, subit des transformations continues pour s’adapter aux besoins liturgiques et défensifs. Les chapelles nord, ajoutées en deux phases (XVe et XVIIe siècles), abritèrent notamment la sépulture des barons de Capdeville, seigneurs locaux, comme en témoignent les traces d’une litre sur les murs. Classée Monument historique en 1939, elle bénéficie de restaurations majeures : extérieur dans les années 1990 et intérieur (peintures murales) en 2006. Son chevet roman, ses contreforts talutés et son portail muré rappellent les étapes successives de son évolution architecturale, mêlant fonctions religieuse, défensive et sociale.