Frise chronologique
XIIe siècle (1ère moitié)
Construction de la première église
Construction de la première église
XIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1250)
Édifice roman dédié à saint Jean-Baptiste.
XIVe et XVe siècles
Fortification de l'église
Fortification de l'église
XIVe et XVe siècles (≈ 1550)
Ajout de salles hautes et tour-clocher.
1570
Incendie par les protestants
Incendie par les protestants
1570 (≈ 1570)
Destruction partielle pendant les guerres de Religion.
XVIIe siècle
Restauration et agrandissement
Restauration et agrandissement
XVIIe siècle (≈ 1750)
Refonte de la voûte, porche et sacristie ajoutés.
11 décembre 1995
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
11 décembre 1995 (≈ 1995)
Reconnaissance officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. F 66) : inscription par arrêté du 11 décembre 1995
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L’église Saint-Sernin de Douzevielle, située à Saint-Justin dans les Landes, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Une première église, dédiée à saint Jean-Baptiste, est construite durant la première moitié de ce siècle. Son abside, encore visible aujourd’hui, forme la chapelle sud de l’édifice actuel. Cet édifice primitif est ensuite doublé, au début de la période gothique, par une nef prolongée d’un chœur en hémicycle, prenant alors le vocable de Saint-Sernin.
Aux XIVe et XVe siècles, l’église subit des modifications liées aux troubles de la guerre de Cent Ans. Elle est fortifiée, avec l’ajout de salles hautes sur le chevet et la construction d’une tour-clocher au-dessus de la travée droite de la chapelle sud, inspirée de l’église voisine de Sarbazan. Ces aménagements reflètent les besoins défensifs de l’époque, dans une région marquée par les conflits entre royaumes de France et d’Angleterre.
En 1570, l’église est incendiée par les troupes protestantes lors des guerres de Religion, un épisode violent qui marque profondément les Landes. Au XVIIe siècle, elle est restaurée et agrandie : la voûte de la nef est refaite, un porche et une sacristie sont ajoutés, et un presbytère est construit (vendu en 1828 mais toujours existant). Ces travaux témoignent d’une volonté de redonner à l’édifice sa fonction religieuse et communautaire après les destructions.
L’église est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 11 décembre 1995, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Les élévations intérieures, décapées dans les années 1990, ont révélé la pierre apparente, mettant en valeur les caractéristiques architecturales romanes et gothiques du bâtiment. Aujourd’hui, elle reste un témoignage des évolutions religieuses, militaires et sociales de la région.
Architecturalement, l’édifice se compose d’une nef de deux travées voûtée en berceau, précédée d’un porche et prolongée par un chœur en hémicycle. Un second vaisseau, partiellement issu de l’église romane primitive, inclut une absidiole et une tour-clocher couverte d’un toit en pavillon. Ces éléments illustrent les superpositions de styles et d’usages au fil des siècles.