Frise chronologique
Ve-VIe siècle
Origine présumée
Origine présumée
Ve-VIe siècle (≈ 650)
Chapiteau mérovingien réutilisé en bénitier
XIe siècle
Début de l'édifice actuel
Début de l'édifice actuel
XIe siècle (≈ 1150)
Abside et nef en moellons
Milieu XIIe siècle
Travaux majeurs
Travaux majeurs
Milieu XIIe siècle (≈ 1250)
Voûte en cul-de-four, colonnes, fenêtres
XIIIe-XIVe siècle
Ajout du porche
Ajout du porche
XIIIe-XIVe siècle (≈ 1450)
Porche fortifié devant la nef
1925
Classement MH
Classement MH
1925 (≈ 1925)
Inscription totale aux Monuments Historiques
1951-1954
Restauration moderne
Restauration moderne
1951-1954 (≈ 1953)
Travaux de Jean Puyo et vitraux
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 3 novembre 1925
Personnages clés
| Jean Puyo - Curé de l'église (à partir de 1951) |
Initiateur de la restauration moderne |
| Maurice Moullet - Collaborateur de Jean Puyo |
Participation aux travaux de rénovation |
| Yoki (Emile Aebischer) - Artiste verrier |
Créateur des vitraux (1952-1954) |
Origine et histoire
L'église Saint-Seurin, située à Artigues-près-Bordeaux en Gironde, est un édifice religieux dont l'origine remonte au XIe siècle, bien qu'un chapiteau mérovingien mutilé (Ve-VIe siècle) suggère une occupation antérieure. L'abside et les murs de la nef, construits en moellons, datent du XIIe siècle, avec des ajouts comme les colonnes circulaires et les fenêtres à colonnettes. Une voûte en cul-de-four et des chapiteaux sculptés ornent le chevet, tandis qu'un porche fortifié est ajouté au XIIIe ou XIVe siècle.
Au XVIIIe siècle, l'église tombe en ruine avant d'être restaurée au XIXe siècle, avec l'ajout d'un clocher carré et d'un nouveau porche. Son décor sculpté, concentré dans l'abside, inclut des modillons stylisés, des animaux fantastiques (fauves bicorporés, sirène-poisson) et des scènes profanes (danseurs, musiciens). Ces motifs rappellent ceux de l'église Saint-Saturnin de Camarsac, suggérant un atelier commun. L'édifice est inscrit aux Monuments Historiques en 1925.
La transformation moderne de l'église est l'œuvre du curé Jean Puyo (arrivé en 1951), qui, avec le père Maurice Moullet et des artisans locaux, restaure le lieu dans l'esprit roman. Les vitraux contemporains (1952-1954) sont signés Yoki (Emile Aebischer). Le mobilier se limite à un bénitier mérovingien, un autel en pierre, une Vierge à l'Enfant et un sarcophage roman sous le porche.
Les chapiteaux intérieurs illustrent des thèmes variés : des ripailleurs (personnages festifs jouant de la vielle ou dansant), des motifs foliaires symbolisant les instincts humains, et des masques diaboliques. La fenêtre axiale du chevet, proche de l'autel, associe une sirène riante tenant un oiseau et un reptile, évoquant un symbolisme mystique. Ces éléments reflètent le répertoire animalier roman girondin.
L'église, propriété communale, est localisée allée Betailhe, au cœur du bourg. Son cimetière atteste de son rôle central dans la vie locale. Les sources mentionnent une précision de localisation a priori satisfaisante (niveau 6/10), avec des coordonnées GPS associées à l'adresse postale officielle (33370 Artigues-près-Bordeaux).