Frise chronologique
XIe–XIIe siècles
Origines romanes
Origines romanes
XIe–XIIe siècles (≈ 1250)
Construction des premiers éléments, dont le clocher.
XIIIe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
XIIIe siècle (≈ 1350)
Campagne majeure de remaniement architectural.
1568
Menace pendant les guerres de Religion
Menace pendant les guerres de Religion
1568 (≈ 1568)
Épargnée par Bertrand Arnoul, seigneur protestant.
1859
Installation de la cloche *« Marie »*
Installation de la cloche *« Marie »*
1859 (≈ 1859)
Baptême et mise en place.
1866
Restauration par Jean Toulouze
Restauration par Jean Toulouze
1866 (≈ 1866)
Sauvegarde après abandon post-révolutionnaire.
30 juillet 2002
Classement monument historique
Classement monument historique
30 juillet 2002 (≈ 2002)
Protection intégrale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AK 169) : classement par arrêté du 30 juillet 2002
Personnages clés
| Bertrand Arnoul - Seigneur de Nieul et conseiller au Parlement de Bordeaux |
Protégea l’église en 1568 malgré ses convictions protestantes. |
| Jean Toulouze - Maire de Nieul-le-Virouil (XIXe siècle) |
Initiateur de la restauration en 1866. |
Origine et histoire
L'église Saint-Séverin de Nieul-le-Virouil, édifiée principalement aux XIIe et XIIIe siècles, est un témoignage remarquable de l'architecture romane en Saintonge. Son clocher, recouvert d'un dôme de pierre en écaille dit « en pomme de pin », rappelle les influences byzantines observées dans la région, avec des parallèles notables comme les cathédrales d'Angoulême ou de Périgueux. Ce clocher, accessible par cinquante-quatre marches, abrite la cloche « Marie », installée en 1859, tandis que sa corniche est ornée de modillons sculptés représentant des figures humaines, animales et végétales. Sous le chœur, une crypte ossuaire servait autrefois à conserver les ossements exhumés pour libérer de l'espace dans l'église.
La chapelle Saint-Joseph, au nord, a conservé son style roman originel, avec une absidiole abritant jadis les fonts baptismaux. À l’inverse, la chapelle de la Vierge, au sud, fut remaniée au XVIIe siècle. L’histoire de l’édifice est marquée par des menaces de destruction, notamment en 1568 durant les guerres de Religion, où elle fut épargnée grâce à l’intervention de Bertrand Arnoul, seigneur protestant de Nieul et conseiller au Parlement de Bordeaux. Endommagée pendant la Révolution et abandonnée au début du XIXe siècle, elle fut restaurée en 1866 sous l’impulsion du maire Jean Toulouze, avant d’être classée monument historique en 2002.
Les campagnes de construction s’échelonnent sur plusieurs siècles : la nef fut reconstruite au XIIIe siècle, le chœur agrandi de deux travées au XVe siècle, et une chapelle ajoutée au XVIe siècle. Des travaux ultérieurs, comme le voûtement de la nef en 1840 ou la restauration du bras nord entre 1866 et 1868, témoignent d’une volonté constante de préservation. Aujourd’hui, l’accès à la crypte ossuaire est condamné, mais l’église reste un exemple emblématique du patrimoine religieux et architectural de la Charente-Maritime.