Frise chronologique
Ve-VIe siècle
Première église paléochrétienne
Première église paléochrétienne
Ve-VIe siècle (≈ 650)
Site celte puis romain, oppidum.
1170
Première mention d'Aime
Première mention d'Aime
1170 (≈ 1170)
Paroisse attestée, occupation ancienne.
1439
Mention Altare Sancti Sigismondi
Mention Altare Sancti Sigismondi
1439 (≈ 1439)
Preuve documentaire médiévale.
XIIIe-XIVe siècle
Transfert de l'église
Transfert de l'église
XIIIe-XIVe siècle (≈ 1450)
Déplacement vers l'emplacement actuel.
1675-1679
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
1675-1679 (≈ 1677)
Financement par confréries locales.
18 mai 1681
Consécration de l'église
Consécration de l'église
18 mai 1681 (≈ 1681)
Cérémonie officielle post-reconstruction.
XVIIIe siècle
Ajout du mobilier baroque
Ajout du mobilier baroque
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Retable de Jacques Clérant.
28 décembre 1984
Inscription Monuments Historiques
Inscription Monuments Historiques
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection officielle du patrimoine.
XXe siècle (après 1945)
Restaurations post-guerre
Restaurations post-guerre
XXe siècle (après 1945) (≈ 2007)
Menées par le chanoine Glatigny.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. B 305) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Saint Sigismond - Roi des Burgondes |
Patron de l'église et de la chapelle. |
| Louis Billiot - Maître-maçon |
Originaire de Moûtiers, constructeur. |
| Jean Rouge - Maître-maçon |
Originaire de Moûtiers, constructeur. |
| Jacques Genetta - Maître-maçon |
Frère de Jean, participant à la construction. |
| Jean Genetta - Maître-maçon |
Frère de Jacques, participant à la construction. |
| Antoine Deglise - Maître-maçon |
Originaire de la Valsesia. |
| Jacques Clérant - Sculpteur |
Auteur du retable baroque. |
| Chanoine Glatigny - Curé de la paroisse |
Initiateur des restaurations post-Seconde Guerre mondiale. |
Origine et histoire
L'église Saint-Sigismond d'Aime-la-Plagne, en Savoie, est un édifice catholique dédié au roi burgonde Sigismond. Son histoire remonte à une première église paléochrétienne (Ve-VIe siècle) construite sur un oppidum celte, puis transférée au XIIIe/XIVe siècle vers son emplacement actuel, près de l'ancienne voie romaine Alpis Graia reliant Milan à Vienne. La paroisse d'Aime, mentionnée dès 1170, suggère une occupation pastorale bien plus ancienne, liée à ce site stratégique entre Italie et France.
La reconstruction majeure de l'église intervient entre 1675 et 1679, financée par les confréries du Saint-Nom-de-Jésus (4 500 florins) et du Rosaire (1 000 florins). Consacrée en 1681, elle intègre un mobilier baroque au XVIIIe siècle, dont un retable de Jacques Clérant. L'occupation révolutionnaire endommage son intérieur, avant des restaurations d'après-guerre menées par le chanoine Glatigny. L'édifice, marqué par ses maîtres-maçons (Louis Billiot, Jean Rouge, frères Genetta), est inscrit aux Monuments Historiques en 1984.
Architecturalement, l'église « orientée » compte quatorze chapelles, des cadrans solaires et un mobilier protégé, reflétant l'art sacré savoyard. Son ancien emplacement sur la colline Saint-Sigismond, devenu chapelle, témoigne de son évolution depuis un site celte et romain. Les sources soulignent son rôle dans le patrimoine baroque de Tarentaise, entre héritage médiéval et transformations modernes.
Les références bibliographiques (Oursel, Hudry, Chavoutier) et les bases Mérimée/Clochers de France confirment son importance historique et religieuse. Le bâtiment, propriété communale, reste un symbole de la transition entre époques, des Burgondes aux États de Savoie, en passant par les bouleversements révolutionnaires.