Frise chronologique
1170
Première mention d'Aime comme paroisse
Première mention d'Aime comme paroisse
1170 (≈ 1170)
Unité pastorale bien plus ancienne suggérée.
XIIIe-XIVe siècle
Transfert de l'église vers un nouvel emplacement
Transfert de l'église vers un nouvel emplacement
XIIIe-XIVe siècle (≈ 1450)
Ancienne église devient chapelle Saint-Sigismond.
1675-1679
Reconstruction de l'église actuelle
Reconstruction de l'église actuelle
1675-1679 (≈ 1677)
Financée par les confréries locales.
18 mai 1681
Consécration de l'édifice
Consécration de l'édifice
18 mai 1681 (≈ 1681)
Église baroque achevée et dédiée.
Début du XVIIIe siècle
Ajout du mobilier intérieur
Ajout du mobilier intérieur
Début du XVIIIe siècle (≈ 1804)
Mobilier baroque encore conservé aujourd'hui.
1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1984 (≈ 1984)
Protection du patrimoine architectural.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
| Saint Sigismond - Roi des Burgondes et saint patron |
Dédicataire de l'église et de la chapelle. |
| Louis Billiot - Maître-maçon |
Originaire de Moûtiers, constructeur de l'édifice. |
| Jean Rouge - Maître-maçon |
Originaire de Moûtiers, participant à la construction. |
| Jacques Clérant - Artiste sculpteur |
Auteur du retable du maître-autel. |
| Chanoine Glatigny - Curé de la paroisse après 1945 |
Initiateur des restaurations d'après-guerre. |
Origine et histoire
L'église Saint-Sigismond d'Aime-la-Plagne, en Savoie, est un édifice catholique dédié au roi des Burgondes, Sigismond. Elle se situe sur l'ancienne voie romaine Alpis Graia, reliant Milan à Vienne par le col du Petit-Saint-Bernard. À l'origine, elle était installée sur le hameau de la colline Saint-Sigismond, un site probablement occupé dès l'époque celte, puis romaine. La paroisse d'Aime est mentionnée dès 1170, mais son unité pastorale remonte à une époque bien plus ancienne.
La première église, d'origine paléochrétienne (Ve-VIe siècle), fut transférée entre le XIIIe et XIVe siècle vers un emplacement plus bas, devenant une chapelle dédiée au même saint. L'édifice actuel fut reconstruit entre 1675 et 1679, financé par les confréries du Saint-Nom-de-Jésus et du Rosaire. Il fut consacré en 1681 et doté d'un riche mobilier baroque au XVIIIe siècle, partiellement dégradé pendant la Révolution française. Des restaurations furent entreprises après la Seconde Guerre mondiale.
L'église, orientée selon la tradition (porte à l'ouest, chevet à l'est), compte quatorze chapelles et abrite des cadrans solaires ainsi que douze éléments de mobilier baroque classés. Son retable, œuvre de Jacques Clérant, illustre l'art sacré savoyard. Les maîtres-maçons Louis Billiot, Jean Rouge, les frères Genetta et Antoine Deglise, originaires de Moûtiers et de la Valsesia, participèrent à sa construction. Classée monument historique en 1984, elle témoigne de l'histoire religieuse et architecturale de la Tarentaise.