Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Nef et chœur originels édifiés.
1794
Incendie par les chouans
Incendie par les chouans
1794 (≈ 1794)
Église occupée puis brûlée.
1804
Réparations post-incendie
Réparations post-incendie
1804 (≈ 1804)
Fonds alloués pour restauration.
1837-1838
Transformations majeures
Transformations majeures
1837-1838 (≈ 1838)
Chapelles latérales et clocheton ajoutés.
12 mars 1906
Inventaire par effraction
Inventaire par effraction
12 mars 1906 (≈ 1906)
Conflit avec les paroissiens.
1977
Découverte de sépultures
Découverte de sépultures
1977 (≈ 1977)
Onze tombes des XVe-XVIe siècles.
1981
Baptême des trois cloches
Baptême des trois cloches
1981 (≈ 1981)
Thérèse Françoise Zénaïde, Marie Anne Joseph, Pauline Jeanne.
2001
Dernière restauration
Dernière restauration
2001 (≈ 2001)
Façades retrouvant leurs couleurs d'origine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Rochette - Commandant républicain |
Ordonna la répression des chouans en 1794. |
| François Sauvage de la Martinière - Prêtre de Laval |
Rapporta une relique de la Vraie-Croix en 1708. |
| M. et Mme Ruffin - Parrain et marraine |
Donateurs de la cloche Thérèse Françoise Zénaïde. |
| Comte Xavier de Quatrebarbes - Parrain d'une cloche |
Associé à la cloche Marie Anne Joseph. |
| Jean Gaumer - Parrain d'une cloche |
Lié à la cloche Pauline Jeanne Joséphine. |
Origine et histoire
L'église Saint-Siméon, dédiée à saint Siméon Stylite, est un édifice catholique situé à L'Huisserie, en Mayenne. Datant du XIe siècle, elle a subi des transformations majeures au XIXe siècle, notamment l'ajout de deux chapelles latérales en 1837 et la construction d'un clocheton en 1838. À l'origine, elle ne comprenait qu'une nef avec une voûte en bois et un chœur contournable.
Pendant la Révolution française, l'église fut occupée en 1794 par un cantonnement républicain et incendiée par les chouans. En 1804, des fonds furent alloués pour sa réparation après cet incendie. L'inventaire de 1906, marqué par des tensions anti-républicaines, se fit par effraction, laissant une porte endommagée jusqu'à son remplacement.
Lors de la restauration de 1977, onze sépultures datées des XVe et XVIe siècles furent découvertes dans le chœur, accompagnées de pots à feu et d'urnes contenant des cendres d'encens. Ces tombes appartiendraient à des prêtres et bienfaiteurs de la paroisse. L'église, de style roman, présente un plan en croix latine avec un chevet plat et un clocher accolé.
La nef, datant du XIe siècle, conserve des fonts baptismaux du XVIe siècle en granit, initialement conçus pour des baptêmes par immersion. Le chœur, reconstruit au XIXe siècle, abrite un autel contemporain en marbre noir et une statuette reliquaire de saint Siméon. Deux retables du XVIIIe siècle, dédiés à saint Julien et à la Vierge, ornent les transepts.
Le clocher renferme trois cloches baptisées en 1881, dont la plus lourde, Thérèse Françoise Zénaïde, pèse 1 500 kg. Ces cloches, refondues ou créées au XIXe siècle, portent les noms de leurs parrains et marraines. L'église, restaurée en 2001, a retrouvé des façades proches de leur aspect originel.
Des traditions locales, comme des processions avec une relique de la Vraie-Croix apportée en 1708 ou des chants de complaintes devant une croix, témoignent de son rôle central dans la vie communautaire. Aujourd'hui, elle reste un lieu de culte actif et un symbole du patrimoine mayennais.