Frise chronologique
XIIe siècle (seconde moitié)
Construction de l'abside romane
Construction de l'abside romane
XIIe siècle (seconde moitié) (≈ 1250)
Hémicycle outrepassé et travée droite
1253
Géraud de Massaut prieur
Géraud de Massaut prieur
1253 (≈ 1253)
Moinne de Souillac cité comme responsable
XIVe siècle
Reconstruction façade et nef
Reconstruction façade et nef
XIVe siècle (≈ 1450)
Élargissement vers l'ouest et clocher-mur
vers 1490
Chapelle Notre-Dame-de-Pitié
Chapelle Notre-Dame-de-Pitié
vers 1490 (≈ 1490)
Financée par Jean de Salignac
1497
Fondation sépulture Salignac
Fondation sépulture Salignac
1497 (≈ 1497)
Demande d'ensevelissement dans la chapelle
fin XVe - début XVIe siècle
Voûtement de la nef
Voûtement de la nef
fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Adaptation à la forme trapézoïdale
1863
Restauration partielle
Restauration partielle
1863 (≈ 1863)
Travaux mentionnés par l'abbé Clary
3 mai 1913
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
3 mai 1913 (≈ 1913)
Protection officielle de l'édifice
2011
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
2011 (≈ 2011)
Découverte de maçonneries antérieures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 3 mai 1913
Personnages clés
| Géraud de Massaut - Prieur de Saint-Sixte |
Moinne de Souillac en 1253 |
| Jean de Salignac - Seigneur local et mécène |
Financeur de la chapelle nord (1490) |
Origine et histoire
L'église Saint-Sixte, située à Lamothe-Fénelon (anciennement Lamothe-Massat) dans le Lot, est un prieuré non conventuel dépendant de l'abbaye de Souillac dès le XIIe siècle. Son abside romane, datée de la seconde moitié du XIIe siècle malgré un plan évoquant le Haut Moyen Âge, contraste avec la nef élargie au XIVe siècle et la façade occidentale reconstruite à la même époque. Les chapelles latérales, dont celle de Notre-Dame-de-Pitié financée par Jean de Salignac vers 1490, illustrent les ajouts gothiques tardifs.
Les fouilles de 2011 dans la chapelle nord ont révélé des maçonneries antérieures formant probablement un transept primitif avec la chapelle sud, tandis que la nef fut voûtée entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle. Des peintures murales découvertes en 1976 (Annonciation, Christ en Majesté) ornent l'abside, leur style « fruste » suggérant une réalisation antérieure au voûtement de la nef. L'édifice, classé monument historique en 1913, conserve aussi des éléments défensifs comme les mâchicoulis de la façade.
L'histoire de l'église est marquée par son lien avec les seigneurs locaux : Jean de Salignac y fonde sa sépulture en 1497, et Géraud de Massaut, moine de Souillac, en est prieur en 1253. Les restaurations des XIXe et XXe siècles (1863, post-1913) ont préservé ce témoignage architectural mêlant roman et gothique, reflétant l'évolution d'un prieuré rural lotais sur près de cinq siècles.
Le décor intérieur inclut des clefs et retombées d'arcs sculptées, tandis que l'extérieur se distingue par un campanile à cinq arcades et une tourelle d'escalier polygonale. L'irrégularité du plan, avec un mur sud biais et une nef trapézoïdale, révèle les adaptations successives. Les peintures, bien que partiellement effacées, offrent un rare exemple d'art mural médiéval en Quercy.