Frise chronologique
Vers 1065
Première mention de l'église
Première mention de l'église
Vers 1065 (≈ 1065)
Donation à l’abbaye Saint-Serge d’Angers.
1108
Confirmation des droits abbatiaux
Confirmation des droits abbatiaux
1108 (≈ 1108)
Par l’évêque Marbode de Rennes.
1300
Réunion du prieuré
Réunion du prieuré
1300 (≈ 1300)
Intégration au prieuré de Brielles.
1660
Date portée sur un pinacle
Date portée sur un pinacle
1660 (≈ 1660)
Travaux sur la façade nord.
1662
Achèvement de la sacristie
Achèvement de la sacristie
1662 (≈ 1662)
Date inscrite sur un cartouche.
Seconde moitié du XVIe siècle – 1660
Construction progressive
Construction progressive
Seconde moitié du XVIe siècle – 1660 (≈ 1675)
Période d’édification principale de l’église.
1882
Restauration du grand porche
Restauration du grand porche
1882 (≈ 1882)
Dirigée par Arthur Regnault.
14 octobre 1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
14 octobre 1926 (≈ 1926)
Protection de l’édifice par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Sulpice (cad. B 467) : inscription par arrêté du 14 octobre 1926
Personnages clés
| Geoffroy et Rivallon - Donateurs (XIe siècle) |
Fils de Gerbaud, cèdent l’église à Saint-Serge. |
| Hildeman - Prêtre séculier (XIe siècle) |
Desservait la paroisse avant le prieuré. |
| Marbode - Évêque de Rennes (XIIe siècle) |
Confirme les droits de Saint-Serge en 1108. |
| Gilles - Évêque de Rennes (1300) |
Réunit le prieuré à celui de Brielles. |
| Arthur Regnault - Architecte (XIXe siècle) |
Restaure le porche et la façade en 1882. |
| Joseph Chauvel - Maître-verrier (XIXe siècle) |
Réalise les vitraux entre 1863 et 1866. |
| Abbé Certenais - Recteur (1843–1882) |
Inspire le vitrail de saint Thomas. |
Origine et histoire
L'église Saint-Sulpice de Gennes-sur-Seiche, située en Ille-et-Vilaine, est un édifice catholique inscrit aux monuments historiques depuis 1926. Son architecture, marquée par des pignons multiples et un clocher latéral, s’inscrit dans la tradition des églises bretonnes du XVIe et XVIIe siècles, comme celles de Vitré ou La Guerche-de-Bretagne. La construction, progressive, s’étale entre la seconde moitié du XVIe siècle et les années 1660, période de prospérité liée à l’industrie toilière et à la culture du chanvre dans la région vitréenne. La tour-clocher aurait été érigée durant les Guerres de la Ligue, tandis que les chapelles latérales et la sacristie (datée de 1662) témoignent d’agrandissements ultérieurs.
La paroisse de Gennes-sur-Seiche, mentionnée dès le XIe siècle, dépendait initialement de l’abbaye Saint-Serge d’Angers. Un prieuré y fut fondé sous conditions, avant d’être réuni à celui de Brielles en 1300. Sous l’Ancien Régime, la paroisse relevait du diocèse de Rennes, puis fut rattachée au doyenné d’Argentré-du-Plessis après le concordat. Aujourd’hui, l’église appartient à la paroisse Notre-Dame d’Espérance, au sud de Vitré. Son mobilier, comme la chaire du XVIIIe siècle ou les vitraux du XIXe siècle signés Chauvel et Rathuis, reflète des dévotions locales et des restaurations successives, notamment celle du porche en 1882 par l’architecte Arthur Regnault.
L’édifice, construit sur une butte artificielle correspondant à l’ancien cimetière, conserve une croix hosannière du XVe siècle, sculptée de motifs religieux (Vierge à l’Enfant, Christ en croix). Son plan allongé à trois nefs, couvert de lambris, et son décor sculpté illustrent une architecture adaptée aux besoins d’une communauté rurale en expansion. Les vitraux, homogènes et datés des années 1860–1880, célèbrent des saints populaires (Sulpice, Anne, Joseph) et des événements marquants comme le dogme de l’Immaculée Conception (1854). Ces éléments, combinés à des restaurations du XIXe siècle, soulignent la continuité cultuelle et artistique de ce monument breton.