Gravure du décret Robespierre 1794 (18 floréal an II) (≈ 2)
Intégration du texte révolutionnaire sur le portail.
1er quart du XVIIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église 1er quart du XVIIIe siècle (≈ 1825)
Période de construction initiale du monument.
29 juin 1990
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 29 juin 1990 (≈ 1990)
Protection officielle de l'édifice et de son portail.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. A 781) : inscription par arrêté du 29 juin 1990
Personnages clés
Maximilien de Robespierre - Auteur du décret du 18 floréal an II
Texte gravé sur le portail de l'église.
Origine et histoire
L'église Saint-Sulpice de Saint-Sulpice, située dans le département de Maine-et-Loire, est un édifice religieux construit au début du XVIIIe siècle. Elle se distingue par son portail, qui intègre le premier article du décret du 18 floréal de l'an II (1794), rédigé par Robespierre : « Le peuple français reconnaît l'existence de l'Être Suprême et l'immortalité de l'âme. ». Ce texte, gravé au-dessus de la porte principale, reflète les tensions idéologiques de la Révolution française. Les chrétiens ont ultérieurement tenté d'effacer la mention de l'Être Suprême, mais les traces restent visibles, illustrant les conflits entre foi traditionnelle et cultes révolutionnaires.
Classée au titre des Monuments historiques en 1990 pour son portail, l'église incarne un patrimoine à la fois architectural et mémoriel. Son inscription officielle (arrêté du 29 juin 1990) protège un élément unique : la juxtaposition d’un symbole religieux et d’un texte politique révolutionnaire. La commune de Blaison-Saint-Sulpice, propriétaire du monument, en assure aujourd’hui la préservation. L’édifice témoigne ainsi des bouleversements culturels et spirituels qui ont marqué la France à la fin du XVIIIe siècle.
La localisation de l’église, à l’adresse 4 Rue de la Renaissance (anciennement référencée sous le cadastre A 781), confirme son ancrage dans le tissu urbain de Saint-Sulpice, aujourd’hui intégré à Blaison-Saint-Sulpice. Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum, base Mérimée) soulignent son rôle à la fois comme lieu de culte et comme marqueur historique des débats sur la laïcité et la religion pendant la Révolution. Son état de conservation et son ouverture au public ne sont cependant pas précisés dans les documents consultés.