Frise chronologique
XIe siècle (2e moitié)
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIe siècle (2e moitié) (≈ 1150)
Chapelle originelle liée à Engenouf de l’Aigle.
XIIe siècle
Construction église paroissiale
Construction église paroissiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Bâtiment adjacent au prieuré, séparé par un passage.
XVe siècle
Agrandissement et décors
Agrandissement et décors
XVe siècle (≈ 1550)
Voûte peinte et peintures murales ajoutées.
1619-1762
Période jésuite
Période jésuite
1619-1762 (≈ 1691)
Gestion par les Jésuites jusqu’à leur expulsion.
1787
Union des deux églises
Union des deux églises
1787 (≈ 1787)
Fusion des bâtiments prioral et paroissial.
8 février 1988
Classement monument historique
Classement monument historique
8 février 1988 (≈ 1988)
Protection de l’édifice et des peintures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (y compris les peintures murales en cours de dégagement) (cad. AE 97) : inscription par arrêté du 8 février 1988
Personnages clés
| Engenouf de l’Aigle - Seigneur et bienfaiteur |
Destina la chapelle à sa sépulture (XIe). |
| Louis XV - Roi de France |
Confirma l’union du prieuré au collège d’Orléans (1763). |
Origine et histoire
L’église Saint-Sulpice de Saint-Sulpice-sur-Risle trouve ses origines dans un prieuré fondé au XIe siècle, dépendant de l’abbaye Saint-Laumer de Blois. Dès cette époque, une chapelle y est attestée, liée à Engenouf, seigneur de l’Aigle (mort à la bataille d’Hastings en 1066), qui en fit son lieu de sépulture. Au XIIe siècle, une église paroissiale fut construite à l’ouest du prieuré, les deux bâtiments n’étant séparés que par un étroit passage. L’édifice actuel résulte de leur union en 1787, après la suppression des murs mitoyens, expliquant le désaxement entre nef et chœur. Un clocher fut alors ajouté pour harmoniser l’ensemble.
Le prieuré fut confié aux Jésuites de 1619 à 1762, période durant laquelle le site fut agrandi, notamment au XVe siècle. Les transformations inclurent une façade occidentale flanquée d’un avant-porche octogonal et une voûte en bois lambrissée, ornée de motifs peints du XVe siècle. Les peintures murales de cette époque, dont un Jugement dernier couvrant le mur occidental, la nef et le chœur, comptent parmi les éléments les plus remarquables. Après l’expulsion des Jésuites en 1762, le prieuré fut rattaché par lettres patentes de Louis XV au collège d’Orléans jusqu’à la Révolution.
L’église, classée monument historique en 1988 (y compris ses peintures en cours de restauration), conserve également un petit bâtiment prioral du XVIe siècle, remanié aux XIXe siècle. Ce site illustre ainsi près de mille ans d’histoire religieuse et architecturale, mêlant héritages roman, gothique et classique. Les peintures murales, redécouvertes progressivement, offrent un témoignage rare de l’art médiéval normand, tandis que la structure même du bâtiment révèle les adaptations successives liées à son usage prioral puis paroissial.