Frise chronologique
Xe siècle
Fondation du prieuré de Saint-Aubin
Fondation du prieuré de Saint-Aubin
Xe siècle (≈ 1050)
Créé par le seigneur de Malicorne
XIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
XIe siècle (≈ 1150)
Débuts comme dépendance du prieuré
1511
Fondation de la chapelle Sainte-Anne
Fondation de la chapelle Sainte-Anne
1511 (≈ 1511)
Ajout dévolu à la dévotion mariale
1767
Installation des cloches
Installation des cloches
1767 (≈ 1767)
Harmonisées en tierce majeur
8 octobre 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
8 octobre 1984 (≈ 1984)
Protection de l'édifice et de son mobilier
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 789) : classement par arrêté du 8 octobre 1984
Personnages clés
| Seigneur de Malicorne (Xe siècle) - Fondateur du prieuré |
À l'origine de Saint-Aubin d'Angers |
| Famille de Chaources - Seigneurs locaux |
Propriétaire du gisant funéraire |
Origine et histoire
L'église Saint-Sylvestre de Malicorne-sur-Sarthe trouve ses origines au XIe siècle, lorsqu'elle est construite comme dépendance du prieuré de Saint-Aubin d'Angers, fondé au Xe siècle par le seigneur local. Initialement liée à ce prieuré bénédictin, elle devient ultérieurement une église paroissiale, marquant ainsi son ancrage dans la vie religieuse et communautaire du village. Son histoire médiévale est attestée par des éléments architecturaux comme le monument funéraire d'un seigneur de Malicorne, découvert dans la chapelle seigneuriale.
Au XVIe siècle, l'église s'enrichit avec la fondation de la chapelle Sainte-Anne en 1511, reflétant les dévotions locales. Le XVIIe siècle voit l'ajout d'un retable baroque en bois et marbre, originaire de la chapelle du château de Varennes-l'Enfant, aujourd'hui classé parmi les objets monumentaux. En 1767, trois nouvelles cloches sont installées, harmonisées en tierce majeur, témoignant de l'importance musicale et liturgique de l'édifice.
Classée au titre des monuments historiques en 1984, l'église abrite plusieurs œuvres protégées, dont un lavabo du XVe siècle en pierre taillée et un groupe sculpté en terre cuite du XVIe siècle représentant L'éducation de la Vierge. Ces éléments illustrent son évolution artistique et son rôle central dans le patrimoine religieux de la Sarthe. La présence d'un gisant seigneurial, attribué à la famille de Chaources, souligne aussi son lien avec l'aristocratie locale.
L'édifice, propriété de la commune, conserve une localisation historique au 4 Rue du Four, dans un bourg marqué par son héritage médiéval et son appartenance au Pays de la Loire. Son classement par arrêté du 8 octobre 1984 reconnaît sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier exceptionnel.