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Église Saint-Sylvestre de Montcalmes à Puéchabon dans l'Hérault

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Église Saint-Sylvestre de Montcalmes

    Bruyères
    34150 Puéchabon
Propriété de la commune
Église Saint-Sylvestre de Montcalmes
Église Saint-Sylvestre de Montcalmes
Crédit photo : Henri MOREAU - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
1100
Première mention écrite
XVIe siècle
Abandon progressif
1658
Visite épiscopale
1761
Reconstruction du clocher
1812
Propriété communale
20 juillet 1918
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Sylvestre de Montcalmès : classement par arrêté du 20 juillet 1918

Personnages clés

François du Bosquet - Évêque Ordonna des réparations en 1658.
Jean-Claude Richard - Chercheur au CNRS Conférence sur l'église en 2015.

Origine et histoire

L'église romane Saint-Sylvestre-des-Brousses, située près de Puéchabon dans l'Hérault (Occitanie), date principalement du XIIe siècle, bien que des sources évoquent une origine au XIe siècle. Elle se trouve à l'écart des routes modernes, sur le chemin de pèlerinage vers Saint-Guilhem-le-Désert et la Via Tolosana, un itinéraire de Compostelle. Implantée dans une oliveraie des garrigues de la vallée de l'Hérault, son environnement a été restauré par l'association Les Vieux Oliviers de Puéchabon, révélant une vue dégagée vers Aniane et Saint-Jean-de-Fos.

L'histoire de l'église est liée aux bénédictins, qui l'occupèrent près de 600 ans avant de la quitter en 1658 pour rejoindre l'église Saint-Pierre de Puéchabon. Initialement conçue pour desservir les populations agricoles dispersées, elle est mentionnée pour la première fois en 1100 dans un acte de donation à l'abbaye d'Aniane. Confisquée comme bien national pendant la Révolution, elle appartient à la commune de Puéchabon depuis 1812 et a été classée monument historique en 1918.

Son architecture combine sobriété et éléments défensifs : une nef à trois travées, une abside en cul-de-four, et des ouvertures étroites en forme de meurtrières. Le décor extérieur (arcatures lombardes, dents d'engrenage) et intérieur (chapiteaux archaïsants, décors peints ocre et rouge) reflète des influences proches de l'abbaye d'Aniane et d'Argelliers. Le clocher rectangulaire, ajouté postérieurement, fut reconstruit en 1761. La nef, initialement prévue pour une charpente apparente, contraste avec le chœur voûté, suggérant deux campagnes de construction distinctes.

Des traces d'un ancien cimetière pourraient exister sous le remblai d'accès. L'édifice conserve également des gradins adossés aux murs ouest et nord, ainsi que des vestiges de peintures murales géométriques. Son isolement et son aspect massif, proche d'une forteresse, témoignent de son rôle à la fois spirituel et protecteur dans la région.

Les sources historiques proviennent principalement du cartulaire d'Aniane, de conférences locales (comme celle de Jean-Claude Richard en 2015), et d'études architecturales. Les restaurations successives, depuis le XVIIe siècle, ont permis sa préservation jusqu'à aujourd'hui.

Liens externes