Frise chronologique
1100
Première mention écrite
Première mention écrite
1100 (≈ 1100)
Donation à l'abbaye d'Aniane.
XVIe siècle
Abandon progressif
Abandon progressif
XVIe siècle (≈ 1650)
Bénédictins quittent pour Saint-Pierre.
1658
Visite épiscopale
Visite épiscopale
1658 (≈ 1658)
Réparations ordonnées par Mgr du Bosquet.
1761
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1761 (≈ 1761)
Partie sommitale refaite.
1812
Propriété communale
Propriété communale
1812 (≈ 1812)
Rétrocédée après la Révolution.
20 juillet 1918
Classement MH
Classement MH
20 juillet 1918 (≈ 1918)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Sylvestre de Montcalmès : classement par arrêté du 20 juillet 1918
Personnages clés
| François du Bosquet - Évêque |
Ordonna des réparations en 1658. |
| Jean-Claude Richard - Chercheur au CNRS |
Conférence sur l'église en 2015. |
Origine et histoire
L'église romane Saint-Sylvestre-des-Brousses, située près de Puéchabon dans l'Hérault (Occitanie), date principalement du XIIe siècle, bien que des sources évoquent une origine au XIe siècle. Elle se trouve à l'écart des routes modernes, sur le chemin de pèlerinage vers Saint-Guilhem-le-Désert et la Via Tolosana, un itinéraire de Compostelle. Implantée dans une oliveraie des garrigues de la vallée de l'Hérault, son environnement a été restauré par l'association Les Vieux Oliviers de Puéchabon, révélant une vue dégagée vers Aniane et Saint-Jean-de-Fos.
L'histoire de l'église est liée aux bénédictins, qui l'occupèrent près de 600 ans avant de la quitter en 1658 pour rejoindre l'église Saint-Pierre de Puéchabon. Initialement conçue pour desservir les populations agricoles dispersées, elle est mentionnée pour la première fois en 1100 dans un acte de donation à l'abbaye d'Aniane. Confisquée comme bien national pendant la Révolution, elle appartient à la commune de Puéchabon depuis 1812 et a été classée monument historique en 1918.
Son architecture combine sobriété et éléments défensifs : une nef à trois travées, une abside en cul-de-four, et des ouvertures étroites en forme de meurtrières. Le décor extérieur (arcatures lombardes, dents d'engrenage) et intérieur (chapiteaux archaïsants, décors peints ocre et rouge) reflète des influences proches de l'abbaye d'Aniane et d'Argelliers. Le clocher rectangulaire, ajouté postérieurement, fut reconstruit en 1761. La nef, initialement prévue pour une charpente apparente, contraste avec le chœur voûté, suggérant deux campagnes de construction distinctes.
Des traces d'un ancien cimetière pourraient exister sous le remblai d'accès. L'édifice conserve également des gradins adossés aux murs ouest et nord, ainsi que des vestiges de peintures murales géométriques. Son isolement et son aspect massif, proche d'une forteresse, témoignent de son rôle à la fois spirituel et protecteur dans la région.
Les sources historiques proviennent principalement du cartulaire d'Aniane, de conférences locales (comme celle de Jean-Claude Richard en 2015), et d'études architecturales. Les restaurations successives, depuis le XVIIe siècle, ont permis sa préservation jusqu'à aujourd'hui.