Frise chronologique
XIe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite
XIe siècle (≈ 1150)
Chapelle *capella Anscherii* citée dans une charte.
1180
Confirmation papale
Confirmation papale
1180 (≈ 1180)
Bulle du pape Alexandre III attribuant l'église à l'abbaye de Cormery.
Fin XIIe - Début XIIIe siècle
Construction des parties anciennes
Construction des parties anciennes
Fin XIIe - Début XIIIe siècle (≈ 1325)
Façade et premières travées de la nef édifiées.
XVe siècle
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
XVe siècle (≈ 1550)
Nef, chœur et chapelle latérale reconstruits après effondrement.
XVIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XVIe siècle (≈ 1650)
Clocher carré avec flèche octogonale en pierre.
1776
Cadran solaire
Cadran solaire
1776 (≈ 1776)
Date gravée sur la face méridionale du clocher.
1866
Travaux d'assainissement
Travaux d'assainissement
1866 (≈ 1866)
Sol rehaussé de 60 cm et sacristie reconstruite.
Début XIXe siècle
Construction du porche
Construction du porche
Début XIXe siècle (≈ 1904)
Porche en charpente avec poutre de gloire réutilisée.
28 mai 1926
Inscription monument historique
Inscription monument historique
28 mai 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 1999 ZA 228) : inscription par arrêté du 28 mai 1926
Personnages clés
| Pape Alexandre III - Autorité religieuse |
Confirme l'appartenance de l'église à l'abbaye de Cormery en 1180. |
Origine et histoire
L'église Saint-Symphorien d'Anché, située dans le département d'Indre-et-Loire, est un édifice religieux catholique dont les premières traces écrites remontent au XIIe siècle. Les parties les plus anciennes, comme la façade et les premières travées de la nef, datent de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. L'église a été largement reconstruite au XVe siècle, probablement après un effondrement, comme en témoignent les perturbations visibles sur les façades méridionale et occidentale. Le clocher, de plan carré et surmonté d'une flèche octogonale en pierre, a été ajouté au XVIe siècle, tandis que le porche protégeant l'entrée date du début du XIXe siècle.
Construite à la limite nord du bourg d'Anché, l'église est exposée aux inondations en raison de sa proximité avec la Vienne. Son orientation atypique suit les lignes de pente du terrain, avec un chœur tourné vers le sud-est. En 1866, d'importants travaux ont été réalisés pour surélever le sol de 0,60 mètre et reconstruire la sacristie, afin de protéger l'édifice des crues fréquentes. Une poutre de gloire, réutilisée comme entrait dans la charpente du porche, ainsi qu'un cadran solaire datant de 1776 gravé sur le clocher, témoignent des transformations successives de l'édifice.
L'architecture de l'église se caractérise par une nef à vaisseau unique de trois travées, prolongée par un chœur à chevet plat. Les deux premières travées, couvertes de voûtes gothiques, présentent des enfeus et une chapelle latérale. Le chœur, éclairé par une baie de style gothique flamboyant, donne accès à une chapelle seigneuriale voûtée. Le mobilier de l'église, partiellement protégé au titre des monuments historiques, inclut des statues, des tableaux, un maître-autel avec son retable, et des fonts baptismaux.
L'église a été inscrite comme monument historique en 1926, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Les sources écrites mentionnent une chapelle capella Anscherii dès le XIe siècle, liée à l'abbaye de Marmoutier, puis confirmée comme propriété de l'abbaye de Cormery en 1180 par une bulle du pape Alexandre III. Ces éléments historiques soulignent l'ancienneté et l'importance religieuse du site dans la région de Touraine.
Les contraintes topographiques et les risques d'inondation ont fortement influencé l'évolution de l'édifice. Les baies, partiellement murées pour limiter les dégâts des crues, et les contreforts renforçant la structure, illustrent les adaptations nécessaires pour préserver ce patrimoine. Aujourd'hui, l'église reste un témoignage architectural des époques médiévale et moderne, marqué par des styles variés, du gothique primitif au gothique flamboyant.