Frise chronologique
1240-1250
Achèvement de l’abside
Achèvement de l’abside
1240-1250 (≈ 1245)
Extension de la nef et finalisation.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification sur fondations anciennes, nef et clocher.
XVIe siècle
Donation du Duc d’Ulcéda
Donation du Duc d’Ulcéda
XVIe siècle (≈ 1650)
Chapelle Saint-Jean-Baptiste offerte par aristocrate.
1863
Restauration du chœur
Restauration du chœur
1863 (≈ 1863)
Décors refaits, vitraux de Léopold Lobin.
1990
Restauration moderne
Restauration moderne
1990 (≈ 1990)
Pinacles, toiture, clocher et coq remplacés.
18 avril 1995
Classement MH
Classement MH
18 avril 1995 (≈ 1995)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. CM 161) : inscription par arrêté du 18 avril 1995
Personnages clés
| Duc d’Ulcéda et d’Escalona - Donateur aristocrate |
Offrit la chapelle Saint-Jean-Baptiste (XVIe). |
| Léopold Lobin - Maître-verrier tourangeau |
Créa les vitraux (1863) de la chapelle. |
| Henri Grandin - Architecte d’intérieur |
Dirigea la restauration décorative (1863). |
Origine et histoire
L’église Saint-Symphorien de Fondettes trouve ses origines au XIIe siècle, construite sur les fondations d’un premier lieu de culte dédié à la Sainte Vierge, mentionné dans une charte de Marmoutier sous le nom Ecclesia de Fundeta. L’édifice actuel, dédié à Saint Symphorien, intègre des éléments architecturaux novateurs pour l’époque, comme des voûtes à croisée d’ogives inspirées des églises tourangelles voisines (Saint-Maurice de Chinon, Sainte-Britte). Ces influences reflètent l’évolution des canons religieux du Bas Moyen Âge en Touraine.
Au XIIIe siècle (vers 1240-1250), la nef est étendue et l’abside achevée, donnant à l’église sa structure définitive : une nef de trois travées, un chœur, une abside et deux chapelles latérales. Les modifications se poursuivent jusqu’au XVe siècle, période durant laquelle des manuscrits liturgiques (missels, bréviaires) conservés aux archives départementales attestent de son rôle central dans la vie paroissiale, accueillant processions, baptêmes et prières. Ces documents soulignent son importance parmi les lieux de culte de la région.
Le clocher-tour, probablement érigé au XIIe siècle, domine l’édifice, tandis que la façade ouest, restaurée en 1990, retrouve ses quatre têtes de pinacles et sculptures d’origine. Le portail abrite un bas-relief du XVIe siècle représentant une barque, symbole des liens entre les paroissiens et la Loire, voie essentielle pour le transport des vins locaux. Ce détail votif pourrait aussi évoquer une protection contre les crues du fleuve, fréquentes à l’époque.
Les chapelles du chœur, restaurées au XIXe siècle (années 1860), abritent des vitraux remarquables. Ceux de la chapelle Sainte-Vierge, créés en 1863 par le maître-verrier Léopold Lobin, contrastent avec ceux de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, offerte au XVIe siècle par le Duc d’Ulcéda et d’Escalona, alors propriétaire du château de Châtigny. Ces éléments illustrent les donations aristocratiques et l’artisanat local.
Classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1995, l’église conserve un mobilier précieux : un harmonium du XIXe siècle, un tableau Saint Jean Baptiste (XVIIe siècle, classé en 1995), et L’Adoration de l’hostie (XVIe siècle, classé depuis 1913). Ces œuvres, restaurées, témoignent de la richesse patrimoniale du lieu, entre héritage médiéval et embellissements modernes.