Origine et histoire de l'Église Saint-Symphorien
L'église paroissiale Saint‑Symphorien se situe au cœur du centre‑bourg de Fondettes, commune d'Indre‑et‑Loire (Centre‑Val de Loire), dans le canton de Saint‑Cyr‑sur‑Loire et l'arrondissement de Tours. L'enceinte, le parvis et le pâté de maisons environnant, formant un trapèze irrégulier, sont bordés par la rue du Docteur Balmette à l'est et au nord‑est, la rue Eugène Gouin (RD 3) au sud et au sud‑est, la RD 76 (rue de la République) à l'ouest et au nord‑ouest, ainsi qu'une rue au nord et au nord‑ouest. L'édifice a été bâti à partir du XIIe siècle sur les fondations d'une première église dédiée à la Sainte‑Vierge, mentionnée comme Ecclesia de Fundeta dans une charte de Marmoutier. Les collatéraux datent du XIIIe siècle, une partie de la nef a été élevée vers 1500 et la sacristie remonte au XVIIIe siècle. La construction et les modifications des XIIe et XIIIe siècles ont abouti à une nef de trois travées fermée à l'est par un chœur et une abside, flanquée de deux chapelles. L'extension de la nef et la construction de l'abside se sont achevées au XIIIe siècle, autour des années 1240‑1250. L'édifice intègre des principes architecturaux du Bas Moyen Âge en Touraine, notamment une voûte en croisée d'ogives reposant sur des nervures régulières et massives. Le clocher‑tour, contigu à la nef centrale et dominant l'ensemble, a probablement été édifié au XIIe siècle et porte une flèche couverte d'ardoises. Le chœur a été restauré dans la seconde moitié du XIXe siècle : les travaux décoratifs des années 1860, financés par des dons, ont été menés sous la direction d'Henri Grandin et la première chapelle a reçu des verrières du maître‑verrier Léopold Lobin en 1863. La seconde chapelle, dédiée à saint Jean‑Baptiste, provient d'une donation du XVIe siècle du duc d'Ulcéda et d'Escalona, alors propriétaire du château de Châtigny. À droite du portail, un bas‑relief de pierre du XVIe siècle représente une barque, évoquant les liens des paroissiens avec la Loire et la batellerie ou présentant une dimension votive. Le mobilier comprend notamment un harmonium à plate‑face, orné de tuyaux peints à vocation décorative et pourvu de deux tourelles. Parmi les peintures conservées, une huile sur toile anonyme du XVIIe siècle représente saint Jean‑Baptiste (100 × 80 cm) ; l'œuvre a été restaurée, gravée par Gilles Rousselet et protégée par arrêté ministériel le 25 septembre 1995. Une autre peinture, L'Adoration de l'hostie (XVIe siècle, 100 × 80 cm), a également été restaurée et est classée au titre des monuments historiques depuis le 20 octobre 1913. L'église a fait l'objet de restaurations à différentes époques, dont une campagne en 1990 qui a remis en place quatre têtes de pinacles et de petites sculptures de la façade ouest, restauré la toiture, le clocher et remplacé le coq. L'édifice est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 18 avril 1995.