Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Nef et chevet droit fortifiés édifiés.
XVe–XVIe siècles
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Ajout de trois chapelles et modifications.
21 octobre 1963
Classement Monument historique
Classement Monument historique 21 octobre 1963 (≈ 1963)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 octobre 1963
Personnages clés
Évêque de Limoges - Patron de l’église
Rattachée à son évêché jusqu’à la Révolution.
Christian Karoutzos - Restaurateur (1985–1987)
Rénovation du tabernacle et gradins d’autel.
Origine et histoire de l'Église Saint-Symphorien
L'église Saint-Symphorien de Sainte-Feyre, située dans le département de la Creuse en Nouvelle-Aquitaine, fut construite au XIIIe siècle comme édifice religieux primitif. Sa nef à chevet droit, fortifiée, conserve des traces d’un ancien chemin de ronde et des mâchicoulis, notamment une échauguette à l’angle nord-est. Ces éléments défensifs suggèrent une fonction protectrice, peut-être liée aux troubles de l’époque médiévale.
Au XVe et XVIe siècles, l’église fut agrandie avec l’ajout de trois chapelles, modifiant son plan initial. Le chevet plat, surmonté d’un fronton couronné d’une boule, et le clocher en charpente (déplacé de la troisième à la première travée) datent de cette période. L’édifice était alors rattaché à l’évêché de Limoges, reflétant son importance religieuse dans la région.
L’église abrite plusieurs objets classés ou inscrits aux Monuments historiques : une sainte Anne trinitaire en calcaire peint, une Vierge à l’Enfant en bois, un tabernacle du XVIIIe siècle, et deux Christ en croix (dont un potentiellement du XVIe siècle). Ces éléments témoignent de son riche patrimoine artistique et liturgique.
Classée Monument historique en 1963, l’église appartient aujourd’hui à la commune de Sainte-Feyre. Sa structure mêle ainsi héritage médiéval, adaptations Renaissance et traces de fortification, typiques des édifices religieux du Limousin. Les chapiteaux sculptés et les modifications architecturales illustrent son évolution sur quatre siècles.