Frise chronologique
1121
Affiliation à Cluny
Affiliation à Cluny
1121 (≈ 1121)
Guillaume d'Auberoche cède l'église à l'abbaye.
1215
Reconstruction clunisienne
Reconstruction clunisienne
1215 (≈ 1215)
Date gravée au-dessus du maître-autel.
1477
Restitution des biens
Restitution des biens
1477 (≈ 1477)
Édit de Louis XI après pillages.
1555
Devenue collégiale
Devenue collégiale
1555 (≈ 1555)
24 chanoines et un prévôt nommés.
1923
Classement MH
Classement MH
1923 (≈ 1923)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de la Rochebeaucourt : classement par arrêté du 28 novembre 1923
Personnages clés
| Guillaume d'Auberoche - Évêque de Périgueux |
Cède l'église à Cluny en 1121. |
| Louis XI - Roi de France |
Restitue ses biens en 1477. |
Origine et histoire
L'église Saint-Théodore de La Rochebeaucourt, située dans le département de la Dordogne, est une ancienne collégiale classée monument historique depuis 1923. Son histoire est marquée par son rattachement à l'abbaye de Cluny dès 1121, lorsque Guillaume d'Auberoche, évêque de Périgueux, concéda l'édifice et ses dépendances à cette puissante institution religieuse. La date de 1215, gravée au-dessus du maître-autel, atteste d'une reconstruction majeure au XIIIe siècle, suivant les plans de l'abbaye mère.
L'église, initialement de style roman, fut partiellement détruite aux XIVe et XVe siècles avant que ses biens ne lui soient restitués par un édit de Louis XI en 1477. Au XVIe siècle, elle devint une collégiale dotée d'un prévôt et de 24 chanoines, comme en témoigne son statut en 1555. Son architecture combine des éléments romans, comme la nef unique autrefois éclairée par des fenêtres à meneaux, et des ajouts ultérieurs, tels qu'une rose composée de sept petites roses accolées au-dessus du portail occidental.
La structure actuelle conserve une haute tour carrée au sud et un lambris remplaçant les anciennes voûtes. Son plan rectangulaire et son histoire mouvementée reflètent les transformations politiques et religieuses de la région, depuis son affiliation clunisienne jusqu'à son rôle dans la vie locale sous l'Ancien Régime. Les pillages médiévaux et les reconstructions successives ont laissé des traces dans son édifice, aujourd'hui propriété de la commune.