Frise chronologique
1231
Don à l'évêque de Quimper
Don à l'évêque de Quimper
1231 (≈ 1231)
Eude de Fouesnant cède la chapelle à Rainaud.
XIIe siècle
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Construction par Eude de Fouesnant, dédiée à Thomas Becket.
XVe siècle
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle
XVe siècle (≈ 1550)
Allongement de la nef et construction de la sacristie.
1690
Rattachement au séminaire de Brest
Rattachement au séminaire de Brest
1690 (≈ 1690)
Fin du prieuré, dépendance du séminaire maritime.
1802
Devenir église paroissiale
Devenir église paroissiale
1802 (≈ 1802)
Indépendance vis-à-vis de la paroisse de Perguet.
28 mars 1836
Effondrement du clocher
Effondrement du clocher
28 mars 1836 (≈ 1836)
Dégâts réparés fin 1836 par ordonnance royale.
1840
Restauration de la sacristie
Restauration de la sacristie
1840 (≈ 1840)
Financée par Louis-Philippe et la reine.
1873-1887
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1873-1887 (≈ 1880)
Travaux dirigés par l’architecte Joseph Bigot.
1928
Classement monument historique
Classement monument historique
1928 (≈ 1928)
Inscription de l’abside et de la sacristie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abside et sacristie (cad. AB 375) : inscription par arrêté du 25 février 1928
Personnages clés
| Eude (ou Eudon) de Fouesnant - Comte et fondateur |
Constructeur de la chapelle au XIIe siècle. |
| Thomas Becket - Saint patron de l’église |
Archevêque de Cantorbéry, dédicataire du monument. |
| Rainaud (Rainaldus) - Évêque de Quimper |
Bénéficiaire du don de la chapelle en 1231. |
| Louis-Philippe et la reine - Mécènes royaux |
Financeurs de la restauration de 1840. |
| Joseph Bigot - Architecte départemental |
Responsable des travaux de 1873-1887. |
Origine et histoire
L'église Saint-Thomas-Becket de Bénodet trouve ses origines au XIIe siècle comme chapelle seigneuriale construite par le Comte Eude (ou Eudon) de Fouesnant. Dédiée à Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry assassiné en 1170 et canonisé en 1173, elle est composée d’une nef et d’un petit clocher sans escalier. En 1231, le comte offre le monument à l’évêque de Quimper, Rainaud, qui le cède à l’abbaye de Daoulas sous condition d’y assurer les prières et le service religieux. Ce lieu devient alors un prieuré jusqu’en 1690, avant d’être rattaché au séminaire de Brest, puis de devenir une église paroissiale en 1802.
La chapelle subit des modifications majeures au XVe siècle, avec un allongement de la nef et l’ajout d’une sacristie au sud. En 1836, une tempête détruit le clocher, entraînant des réparations financées par une ordonnance royale. En 1840, la sacristie, en mauvais état, est restaurée grâce à une aide de Louis-Philippe et de la reine. Entre 1873 et 1887, l’architecte Joseph Bigot dirige une reconstruction complète de la nef et des bas-côtés, ne conservant que le chœur du XIIIe siècle et quelques éléments d’origine comme la porte ouest.
L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1928, illustre l’évolution architecturale bretonne, mêlant gothique primitif et restaurations du XIXe siècle. Son plan allongé à trois vaisseaux, son chevet plat et son clocher ajouré reflètent ces influences. Le chœur du XIIIe siècle, avec ses voûtes à croisées d’ogives et ses chapiteaux sculptés, ainsi que la chapelle latérale du XVe siècle, témoignent de son héritage médiéval. Les travaux du XIXe siècle, menés par les entrepreneurs Auguste Michel et Jean-Louis Le Naour, ont modernisé l’église tout en préservant ces vestiges historiques.
Initialement liée à la paroisse de Perguet, la chapelle de Bénodet acquiert son indépendance au début du XIXe siècle. Son histoire est marquée par des dons seigneuriaux, des rattachements ecclésiastiques et des reconstructions, reflétant les dynamiques religieuses et politiques de la Bretagne. Aujourd’hui, elle reste un symbole du patrimoine religieux et architectural finistérien, ouvert à la visite et propriété de la commune.