Construction de l'église 1228 (≈ 1228)
Édification sur les berges de l’étang.
1793
Fermeture et vente
Fermeture et vente 1793 (≈ 1793)
Devenue bien national pendant la Révolution.
17 avril 1931
Classement MH
Classement MH 17 avril 1931 (≈ 1931)
Inscription des vestiges aux monuments historiques.
2007
Restauration de la digue
Restauration de la digue 2007 (≈ 2007)
Travaux sur l’étang de Moulineux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Moulineux (restes) : inscription par arrêté du 17 avril 1931
Personnages clés
Adèle de Champagne - Reine de France (XIIe siècle)
Dona le domaine aux Templiers.
Philippe IV le Bel - Roi de France (1285–1314)
Confisqua les biens des Templiers.
Léon Marquis - Historien étampois
Inspiré par la source Sainte-Apolline.
Origine et histoire
L’église Saint-Thomas-Beckett de Moulineux fut construite en 1228 sur un contrefort des berges de l’étang de Moulineux, dans l’actuelle commune de Chalou-Moulineux (Essonne, Île-de-France). Elle servit au culte jusqu’en 1793, date à laquelle elle fut vendue comme bien national lors de la Révolution française. Aujourd’hui, il n’en reste que les ruines du clocher et quelques travées de la nef, intégrées à une propriété privée. Le manoir actuel occupe l’emplacement de l’ancien presbytère.
Le site est étroitement lié à l’histoire des ordres religieux militaires. La reine Adèle de Champagne offrit le domaine aux Templiers au XIIe siècle, avant qu’il ne passe aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem après la dissolution des Templiers en 1312. L’étang adjacent, d’une superficie de 12 hectares, servait de vivier à la commanderie pour les jours de maigre, et ses carpes étaient réputées sur les marchés parisiens. Les vestiges de l’église et de l’étang furent inscrits aux monuments historiques le 17 avril 1931.
La vallée de la Chalouette, où se dressent les ruines, est un site naturel marqué par des sources et une topographie accidentée, entre plateaux calcaires et grès. La source de la rivière, associée à la légende de sainte Apolline – patronne des dentistes –, alimentait un lavoir et attirait des pèlerins pour conjurer les sécheresses. Ce paysage, entre Beauce et Île-de-France, reflète l’héritage agricole et religieux de la région, où se mêlent histoire templière, exploitation des étangs et traditions locales.
Architecturalement, l’église s’inscrivait dans le style médiéval du XIIIe siècle, avec un clocher robuste caractéristique des édifices religieux ruraux de l’époque. À proximité, un pavillon de chasse nommé Château Gaillard, aujourd’hui disparu, complétait l’ensemble. Les ruines, bien que fragmentaires, témoignent de l’importance stratégique et spirituelle du lieu, à la croisée des routes entre Paris et Orléans.
Après la Révolution, le site perdit sa vocation religieuse et devint une propriété privée. La digue de l’étang, restaurée en 2007, rappelle son usage passé, tandis que les vestiges de l’église, bien que fermés au public, restent un marqueur du patrimoine templier et hospitalier en Essonne. La commune, rurale et préservée, conserve également une église paroissiale active, Saint-Aignan, classée depuis 1926.
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