Construction romane initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du chevet à modillons et des métopes perforées.
XVIIe siècle
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout de la sacristie avec fenêtres rectangulaires et voûte cintrée.
Fin du XVIIIe siècle
Modification de la nef
Modification de la nef Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Percement d'une large fenêtre en arc segmentaire dans le mur sud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 223) avec le sol du cimetière attenant et son mur de clôture (cad. A 222) : inscription par arrêté du 27 septembre 1996
Personnages clés
Vicaire Vallier
Vicaire ayant fait bâtir une caminade près de l'église en 1551.
Origine et histoire de l'Église Saint-Thomas
L'église Saint-Thomas, située au lieu-dit Saint-Thomas à Hautefage-la-Tour (Lot-et-Garonne), est un édifice catholique d'origine romane. Les parties les plus anciennes remontent à la première moitié du XIIe siècle, comme l'attestent son chevet à modillons et ses métopes perforées, caractéristiques partagées avec un groupe d'églises quercynoises et agenaise du bassin de la Lémance. Ce chevet présente une corniche ornée de métopes perforées et a été ensuite rehaussé de deux assises en moellon enduit. La nef a été reconstruite en appareil régulier, peut‑être au XIIIe siècle, ce que suggère le portail sud en plein-cintre aujourd'hui muré et à demi-enterré. Un clocher‑mur au couronnement triangulaire couronne l'édifice. La sacristie, construite au XVIe siècle, comporte des fenêtres rectangulaires chanfreinées et une voûte cintrée en petit moellon, désormais masquée par un plafond en bois. En 1551, le vicaire Vallier fit bâtir une caminade (presbytère) près de l'église ; ce bâtiment semble avoir été remplacé en 1833 et était encore attenant en 1906. Après les guerres de Religion, l'édifice connut peu de transformations : la partie occidentale de la nef porte des traces de reprise, et le clocher‑mur ainsi que le porche furent rebâtis à une époque indéterminée. Le pignon du mur ouest fut exhaussé et la porte d'entrée refaite au XIXe siècle. Une large fenêtre en arc segmentaire à linteau délardé a été percée dans le mur sud à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe siècle. Des travaux mineurs eurent lieu au troisième quart du XIXe siècle : une tribune datée de 1867 et des réparations financées par une souscription de 1 500 francs en 1869. L'église Saint-Thomas est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 27 septembre 1996.