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Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac

    Le Bourg17150 Saint-Thomas-de-Conac
Propriété de la commune
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Église Saint-Thomas de Saint-Thomas-de-Conac
Crédit photo : Cobber17 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1062
Première mention écrite
2e moitié XIe siècle
Construction initiale
XIIe siècle (début)
Reconstruction partielle
1515-1517
Campagne de reconstruction
3 juin 1738
Bénédiction de la cloche
1862
Ajout du collatéral sud
30 juillet 2002
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. B 1368) : inscription par arrêté du 30 juillet 2002

Personnages clés

Seigneur de Cônac - Donateur initial Cède l'église à Savigny en 1062.
Curé Desbrandes - Officiant en 1738 Bénit la cloche « Anne Thérèse ».
Michel Faure - Parrain de la cloche Fils de fermier revenu de Martinique.
Anne Thérèse Chasteauneuf - Marraine de la cloche Femme locale associée à la cérémonie.

Origine et histoire de l'Église Saint-Thomas

L'église Saint-Thomas, située à Saint-Thomas-de-Conac en Charente-Maritime, est mentionnée pour la première fois en 1062 dans un cartulaire, lors de sa cession par le seigneur de Cônac à l'abbaye de Savigny (diocèse de Lyon). Un prieuré est alors fondé à proximité, confiant à trois religieux la charge des offices. L'édifice actuel conserve une abside romane archaïque du XIe siècle, dont la partie inférieure évoque l'architecture carolingienne, tandis que la partie supérieure date du siècle suivant. Les chapiteaux, ornés de motifs végétaux (palmettes, pommes de pin) et animaliers (aigles, pélicans), illustrent cette dualité stylistique.

Au XIIe siècle, l'église est reconstruite une première fois, probablement après des dégradations liées à la guerre de Cent Ans. Une campagne majeure de 1515-1517 voit l'ajout du collatéral nord et la fortification du clocher roman. Au XIXe siècle, l'édifice prend son aspect actuel : le collatéral sud est adjoint en 1862, et la façade néo-romane est édifiée, marquée par un portail à trois voussures et une symétrie austère. À l'intérieur, des inscriptions gravées sur des tailloirs pourraient indiquer la date de consécration.

La cloche de l'église, baptisée « Anne Thérèse » en 1738, est associée à une tradition locale la datant de « l'an 800 ou environ », bien que cette origine reste incertaine. Le parrainage par Michel Faure (fils d'un fermier du comté de Cosnac revenu de Martinique) et Anne Thérèse Chasteauneuf reflète les liens sociaux de l'époque. L'église, classée monument historique en 2002, incarne ainsi près d’un millénaire d’histoire religieuse et architecturale, entre héritage roman et transformations modernes.

L’intérêt patrimonial de Saint-Thomas réside aussi dans sa travée sous clocher et ses parties romanes, malgré la reconstruction presque totale de la nef et des collatéraux entre 1838-1846 et 1862-1865. Ces travaux, menés pour adapter l'édifice aux besoins cultuels du XIXe siècle, ont effacé une partie de son histoire médiévale, tout en préservant des éléments clés comme l'abside et les chapiteaux sculptés, témoins des savoir-faire artisanaux d’autrefois.

Liens externes

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