Construction de l'abside Début du XIe siècle (≈ 1104)
La partie inférieure de l'abside, la plus ancienne, date du début du XIe siècle.
XIIe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église XIIe siècle (≈ 1250)
L'église est reconstruite dans les premières années du XIIe siècle.
1515-1517
Campagne de reconstruction
Campagne de reconstruction 1515-1517 (≈ 1516)
Importante campagne de reconstruction comprenant l'édification du collatéral nord et le renforcement du clocher roman.
3 juin 1738
Bénédiction de la cloche
Bénédiction de la cloche 3 juin 1738 (≈ 1738)
La cloche 'Anne Thérèse' a été bénie lors d'une cérémonie.
1838-1846
Restauration de la nef
Restauration de la nef 1838-1846 (≈ 1842)
La nef et ses collatéraux voûtés d'arêtes ont été entièrement refaits.
1862-1865
Ajout du collatéral sud
Ajout du collatéral sud 1862-1865 (≈ 1864)
Ajout du collatéral sud et édification de la façade actuelle de style néo-roman.
30 juillet 2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 30 juillet 2002 (≈ 2002)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. B 1368) : inscription par arrêté du 30 juillet 2002
Origine et histoire de l'Église Saint-Thomas
L'église Saint-Thomas est située à Saint-Thomas-de-Conac, en Charente-Maritime (Nouvelle-Aquitaine). Dépendance du prieuré de Savigny (diocèse de Lyon), son lien à cet établissement est attesté au XIe siècle : une donation est attribuée à un chanoine de la cathédrale de Saintes et une cession par le seigneur de Cônac figure dans un cartulaire. Un prieuré abritant trois religieux est établi à proximité et l'église est reconstruite une première fois dans les premières années du XIIe siècle. L'intérêt du bâtiment réside principalement dans ses parties romanes et dans sa travée sous clocher. L'abside, la partie la plus ancienne, présente un appareillage varié : sa partie inférieure semble dater du début du XIe siècle tandis que la partie supérieure lui est postérieure d'environ un siècle. Elle est ornée d'arcatures soutenues par des colonnettes aux chapiteaux sculptés de motifs végétaux (palmettes, pommes de pin) et animaliers (aigles, pélicans). Des traces d'inscriptions gravées sur deux tailloirs, à l'intérieur, pourraient indiquer la date de consécration de l'église. Il est vraisemblable que l'édifice subisse des déprédations pendant la guerre de Cent Ans, ce qui a motivé une importante campagne de reconstruction entre 1515 et 1517, comprenant l'édification du collatéral nord et le renforcement du clocher roman. La nef et ses collatéraux voûtés d'arêtes ont été entièrement refaits à deux reprises au XIXe siècle, d'abord de 1838 à 1846, puis de 1862 à 1865. En 1862 on a ajouté le collatéral sud et édifié la façade actuelle de style néo-roman. La façade, d'une parfaite symétrie, présente une austérité soulignée par le portail principal à trois voussures amorties en tores, flanqué d'arcs aveugles et doublé d'un cordon sculpté. Deux portes latérales surmontées de baies en plein cintre donnent accès aux bas-côtés et un oculus assure l'éclairage de la nef. La cloche, baptisée "Anne Thérèse", a été bénie le 3 juin 1738 ; lors de cette cérémonie il a été fait mention qu'elle pourrait dater d'environ l'an 800. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 30 juillet 2002.