Frise chronologique
1117
Première mention écrite
Première mention écrite
1117 (≈ 1117)
Charte de l’abbaye de Thiron
vers 1550
Chapelle de la Vierge
Chapelle de la Vierge
vers 1550 (≈ 1550)
Construction style Renaissance
XIXe siècle
Restaurations majeures
Restaurations majeures
XIXe siècle (≈ 1865)
Chapelle nord et vitrerie refaites
2006
Restauration des peintures
Restauration des peintures
2006 (≈ 2006)
Par Marie-Dominique Rouilly
2012
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2012 (≈ 2012)
Protection de l’édifice en totalité
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. B 10) : inscription par arrêté du 12 septembre 2012
Personnages clés
| Marie-Dominique Rouilly - Restauratrice d’art |
Restauration des peintures (2006) |
| Émile Courtin - Peintre né à Soizé |
Personnalité locale (1923-1997) |
Origine et histoire
L’église Saint-Thomas de Soizé, située dans l’actuelle commune déléguée d’Authon-du-Perche (Eure-et-Loir), est attestée dès 1117 dans une charte de l’abbaye de Thiron. De cette période romane subsistent quelques fenêtres de la façade occidentale. L’édifice, de plan en croix latine, comprend une nef précédée d’un auvent et deux chapelles latérales. Ses transformations majeures interviennent vers 1550, avec l’ajout d’une chapelle sud dédiée à la Vierge, percée sur trois côtés et marquée par un style Renaissance audacieux. Une porte de même style date de cette époque, tandis qu’une nouvelle charpente couvre alors la nef.
Au XIXe siècle, l’église subit d’importants remaniements : reprise totale de la chapelle nord, remplacement de la vitrerie des baies, et modification partielle des poinçons et entraits du chœur. Ces travaux s’inscrivent dans une volonté de modernisation et d’embellissement, typique de l’époque. La flèche en bois, caractéristique de l’édifice, est préservée malgré ces changements. Classée Monument Historique en 2012 pour son ensemble, l’église abrite aussi un tableau du XVIe siècle, Le Baptême du Christ, classé en 2006, ainsi que des peintures du XVIIe siècle restaurées en 2006.
Le sanctuaire reflète les évolutions architecturales et religieuses de la région, depuis son origine médiévale jusqu’aux campagnes de restauration modernes. La chapelle de la Vierge, édifiée en 1550, illustre particulièrement l’influence de la Renaissance dans le Perche, région alors marquée par un dynamisme économique et artistique. Les peintures et le mobilier témoignent quant à eux de la richesse patrimoniale locale, préservée malgré les fusions communales récentes (2019).
Soizé, ancienne commune indépendante jusqu’en 2018, conserve à travers cette église un patrimoine lié à son histoire féodale et religieuse. Les archives mentionnent le lieu sous diverses graphies (Soiseium, Choesay) dès le XIIe siècle, soulignant son ancrage ancien dans le paysage percheron. Aujourd’hui, l’édifice reste un symbole de l’identité locale, intégrée à la commune nouvelle d’Authon-du-Perche.