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Église Saint-Thyrs de Labruguière dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise gothique

Église Saint-Thyrs de Labruguière

  • Le village
  • 81290 Labruguière
Église Saint-Thyrs de Labruguière Clocher Eglise Saint Thyrs
Église Saint-Thyrs de Labruguière
Église Saint-Thyrs de Labruguière
Crédit photo : Jean Laval - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
81290 Labruguière, Le village

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1314–1322
Construction du clocher
1417
Reconstruction de la flèche
XVIIe siècle (1613–1630)
Agrandissement de l’église
1848
Peintures en trompe-l’œil
1927
Classement Monument Historique
1956
Restauration après incendie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher et choeur : inscription par arrêté du 18 juin 1927

Personnages clés

Deta Laura - Maître d’œuvre du clocher Mort en 1322, plaque commémorative.
Jean Combret - Artisan de la flèche Nom gravé sur la croix (1417).
Marie-Louise de Voisins - Commanditaire des travaux Agrandissement au XVIIe siècle.
Antoine de Cardaillac - Époux de Marie-Louise de Voisins Co-commanditaire des travaux (1613–1630).
Morelli - Peintre décorateur Auteur des trompe-l’œil (1848).

Origine et histoire de l'Église Saint-Thyrs

L'église Saint-Thyrs de Labruguière, construite au XIVe siècle, présente une architecture gothique marquée par un clocher-tour en pierre de taille et des voûtes d'ogives. Son plan allongé (34 m de long) inclut une nef de quatre travées, un chœur à pans coupés, et des chapelles latérales ajoutées ultérieurement. Le clocher, daté par une plaque obituaire de 1314 à 1322, conserve des éléments sculptés comme l’Agnus Dei et des culots figuratifs, tandis que sa flèche polygonale fut reconstruite vers 1417.

Les matériaux utilisés reflètent les époques de construction : moyen appareil de grès pour les parties gothiques, moellons pour les chapelles latérales (XVe–XVIe siècles). Les voûtes d’arêtes en plâtre, ajoutées au XIXe siècle, remplacent une charpente remaniée. Une pierre romane en remploi dans le clocher suggère un premier lieu de culte près du château de La Tour, peut-être dès le XIIe siècle, dédié à saint Thyrs, martyr du IIe siècle.

L’église subit des agrandissements majeurs au XVIIe siècle (1613–1630) sous l’impulsion de Marie-Louise de Voisins et Antoine de Cardaillac, avec l’ajout de chapelles et la reconstruction partielle de la nef. Au XIXe siècle, des modifications incluent un porche sud (1830), une chapelle nord (1833), et des peintures en trompe-l’oeil par Morelli (1848). Le clocher et le chœur, classés Monuments Historiques en 1927, furent restaurés après un incendie en 1956.

Des campagnes de dendrochronologie (2008) sur les charpentes n’ont pas permis de dater précisément les bois. La cloche extérieure, datée de 1599, et les baies géminées du clocher, inspirées des cloîtres toulousains, témoignent des influences artistiques régionales. L’église, propriété communale, illustre l’évolution architecturale et religieuse d’un territoire marqué par le catholicisme médiéval et moderne.

Le vocable Saint-Thyrs, rare, évoque un diacre grec martyrisé avec Andoche à Saulieu (Bourgogne). La tradition locale lie ce culte à une chapelle préromane près du château de La Tour, dont un linteau échancré en remploi pourrait être un vestige. La pierre sculptée romane du Christ, intégrée au clocher gothique, renforce l’hypothèse d’un sanctuaire antérieur au XIVe siècle.

Devenir actuel

Le choeur et le clocher sont inscrits aux Monuments Historiques depuis 1927.

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