Frise chronologique
milieu du XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Deux travées de la nef édifiées.
fin du XIIe siècle
Remaniement du mur sud
Remaniement du mur sud
fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Décoration architecturale ajoutée, épaisseur réduite.
début du XIIIe siècle
Allongement du chœur
Allongement du chœur
début du XIIIe siècle (≈ 1304)
Remplacement de l'abside par un chevet plat.
XVe siècle
Ajout de mâchicoulis et porte
Ajout de mâchicoulis et porte
XVe siècle (≈ 1550)
Renforcement défensif et modifications.
4 septembre 1902
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
4 septembre 1902 (≈ 1902)
Protection officielle de l'édifice.
1988
Découverte archéologique
Découverte archéologique
1988 (≈ 1988)
Ossements et clous de cercueil mis au jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
l'église : classement par arrêté du 4 septembre 1902
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L'église Saint-Timothée, située à Paussac-et-Saint-Vivien dans le nord-ouest de la Dordogne, est un édifice catholique dont la construction débute au milieu du XIIe siècle. Les deux travées de la nef, couvertes de coupoles sur pendentifs, témoignent de cette période. À la fin du XIIe siècle, le mur sud subit un remaniement majeur : son épaisseur est réduite pour y appliquer une décoration architecturale symétrique, incluant des arcatures sculptées et des baies étroites. Ce mur conserve encore des traces de mâchicoulis datant probablement du XVe siècle, ajoutant un caractère défensif à l'édifice.
Au début du XIIIe siècle, l'église est allongée vers l'est par l'ajout d'une travée droite de chœur à chevet plat, plus étroite que la nef, remplaçant l'abside primitive. Ce choix architectural s'inspire d'autres églises régionales comme Saint-Étienne-de-la-Cité ou Grand-Brassac. Les chapiteaux de la fenêtre du chevet, stylistiquement datés, confirment cette extension. Toutes les travées, y compris celle du chœur, sont voûtées de coupoles sur pendentifs, caractéristique des églises de la région entre Angoulême et Périgueux. Le clocher, couvert de tuiles plates, domine l'ensemble.
L'église est classée Monument Historique le 4 septembre 1902, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Des modifications ultérieures, comme l'ouverture d'une porte en accolade au XVe siècle sur le mur sud ou la restauration du clocher au XIXe siècle par l'architecte Vauthier, marquent son évolution. En 1988, des sondages archéologiques révèlent des ossements et des clous de cercueil, attestant de son usage funéraire. Son système défensif, incluant mâchicoulis et chambres crénelées, reflète les besoins de protection des XIIe–XIVe siècles dans cette région frontalière.
L'édifice s'inscrit dans la série des églises à coupoles sur pendentifs, typiques du Périgord et de l'Angoumois. Son mur nord, sobre et dépourvu de décoration, contraste avec le mur sud richement orné, illustrant les choix esthétiques et fonctionnels de ses bâtisseurs. La façade occidentale, percée d'un portail du XVIe siècle, et la couverture en tuiles creuses de la nef complètent ses caractéristiques architecturales distinctives.