Frise chronologique
fin XIIIe - début XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIIe - début XIVe siècle (≈ 1425)
Édification des piliers romans proches du maître-autel.
1611
Création du bénitier
Création du bénitier
1611 (≈ 1611)
Bénitier encore visible dans l'église.
fin XVe - début XVIe siècle
Rénovation majeure
Rénovation majeure
fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Ajout de piliers et poutres sablières sculptées.
1675
Destruction du clocher
Destruction du clocher
1675 (≈ 1675)
Ordre de Louis XIV après la Révolte des Bonnets Rouges.
1774
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1774 (≈ 1774)
Autorisation de Louis XVI, style « dôme Bigot ».
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| saint Tugdual - Saint patron |
Dédicataire de l'église et statue présente. |
| Louis XIV - Roi de France |
Ordonna la destruction du clocher en 1675. |
| Louis XVI - Roi de France |
Autorisa la reconstruction du clocher en 1774. |
| Étienne Bigot - Architecte diocésain |
Conçut le clocher reconstruit en 1774. |
Origine et histoire
L'église Saint-Tugdual de Combrit, située dans le département du Finistère en Bretagne, est un édifice catholique dédié à saint Tugdual. Ses origines remontent à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle, comme en témoignent les deux piliers et arches de style roman proches du maître-autel. L'édifice fut largement remanié à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, période à laquelle datent les autres piliers et les poutres sablières sculptées.
En 1675, la flèche gothique du clocher fut abattue sur ordre du roi Louis XIV, en représailles à la Révolte des Bonnets Rouges, un soulèvement populaire breton. Ce n'est qu'en 1774 que Louis XVI autorisa la reconstruction du clocher actuel, de style « dôme Bigot », du nom de l'architecte diocésain Étienne Bigot. Ce clocher, à dôme et lanternon, est caractéristique de l'architecture religieuse bretonne de l'époque.
L'intérieur de l'église abrite des éléments remarquables, tels que des retables du XVIIe siècle, un bénitier de 1611, un baptistère des XVIe et XVIIIe siècles, et un cadran solaire du XVIe siècle. Parmi les statues, on trouve celles de saint Tugdual et de saint Jean Discalceat. Le pardon de Saint Tugdual, une fête religieuse traditionnelle, est organisé chaque année en décembre, perpétuant ainsi les coutumes locales.
L'église illustre les transformations architecturales et les bouleversements historiques de la Bretagne, notamment les tensions entre le pouvoir royal et les communautés locales. Son clocher, symbole de résistance et de reconstruction, incarne l'identité culturelle du Pays Bigouden.