Fondation du prieuré VIe siècle (≈ 650)
Création par saint Uniac, moine breton.
IXe siècle
Transformation en paroisse
Transformation en paroisse IXe siècle (≈ 950)
Ancien prieuré devenu église paroissiale.
Début XIe siècle
Construction romane
Construction romane Début XIe siècle (≈ 1104)
Volume général de la nef et du chœur.
Fin XIVe siècle
Charpente de la nef
Charpente de la nef Fin XIVe siècle (≈ 1495)
Décor peint médiéval conservé.
XVe siècle
Remaniements gothiques
Remaniements gothiques XVe siècle (≈ 1550)
Chapelles seigneuriales et charpente du chœur.
1853
Destruction du clocher
Destruction du clocher 1853 (≈ 1853)
Clocher de croisée démoli.
1856–1859
Reconstruction de la façade
Reconstruction de la façade 1856–1859 (≈ 1858)
Œuvre de Béziers-Lafosse, clocher en façade.
1997
Classement monument historique
Classement monument historique 1997 (≈ 1997)
Inscription officielle au patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 175) : inscription par arrêté du 24 décembre 1997
Personnages clés
Saint Uniac - Fondateur du prieuré
Moine breton du VIe siècle.
Hippolyte Béziers-Lafosse - Architecte du XIXe siècle
Reconstruit façade et clocher en 1856–1859.
Origine et histoire de l'Église Saint-Uniac
L’église Saint-Uniac, située dans le bourg de Saint-Uniac en Ille-et-Vilaine, trouve ses origines au VIe siècle avec la fondation d’un prieuré par saint Uniac, moine breton ayant établi un monastère à proximité. Ce prieuré, initialement dépendant de l’abbaye de Saint-Méen, devint une paroisse au IXe siècle. Le volume actuel de l’église et une partie de ses murs remontent au début du XIe siècle, marquant la transition vers un édifice roman. Les traces de cette période pourraient subsister dans la nef, le chœur, et l’emplacement de l’ancienne sacristie, peut-être héritée du chœur monastique d’origine.
Au XIVe siècle, l’église fut enrichie de deux chapelles seigneuriales au nord de la nef, dont l’une, à l’est, fut partiellement reconstruite et surélevée au XVe siècle. Une troisième chapelle, ajoutée au sud durant cette même période, témoigne de l’importance croissante du lieu. La charpente de la nef, datée de la fin du XIVe siècle, et celle du chœur, du XVe siècle, révèlent un savoir-faire artisanal remarquable : la charpente à « poinçon court » est ornée de motifs végétaux tracés au charbon de bois sur fond de chaux, avec des inscriptions alternant « IHS » et « MARIA ». Ces éléments, redécouverts en 1990, constituent un rare exemple de décor médiéval préservé.
Le XIXe siècle marqua une transformation majeure avec la destruction du clocher de croisée en 1853, remplacé par un clocher en façade érigé en 1859 par l’architecte malouin Hippolyte Béziers-Lafosse. Ce dernier reconstruit également la façade occidentale entre 1856 et 1859, intégrant une porte ancienne réemployée. Le décor intérieur, typique de l’époque, contraste avec les éléments médiévaux conservés, comme la verrière sud du chœur datée de 1547, initialement située dans la chapelle nord. L’église, classée monument historique depuis 1997, incarne ainsi près d’un millénaire d’histoire religieuse et architecturale bretonne.