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Église Saint-Urcisse de Cahors dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Urcisse de Cahors

    Rue Saint-Urcisse46000 Cahors
Propriété de la commune
Église Saint-Urcisse de Cahors
Église Saint-Urcisse de Cahors
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Église Saint-Urcisse de Cahors
Église Saint-Urcisse de Cahors
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
595
Mort de saint Urcisse
VIe siècle
Destruction présumée de la première église
1188
Accord final entre chapitre et abbaye
XIIe siècle
Conflit entre chapitre et abbaye
1791
Vente comme Bien national
1801
Retour au culte
1926
Inscription à l’Inventaire supplémentaire
1927
Effondrement de la crypte
1968
Démolition du clocher du XIXe
1988
Classement intégral Monument historique
1992–2010
Campagnes de restauration majeures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Urcisse (cad. CE 164) : classement par arrêté du 5 août 1988

Personnages clés

Saint Urcisse - Évêque de Cahors (VIe siècle) Reconstructeur légendaire de l’église
Grégoire de Tours - Historien franc (VIe siècle) Auteur de la *Histoire des Francs*
Géraud III de Cardaillac - Évêque de Cahors (XIIe siècle) Donateur de l’église à Marcilhac
Ratier - Abbé de Marcilhac (XIIe siècle) Défenseur de la donation devant le Saint-Siège
Joseph Daymard - Historien local (XXe siècle) Auteur de *Le vieux Cahors* (1927)
François Corouge - Architecte en chef (XXe siècle) Dirige la restauration de 1992–1993
Jean-Louis Rebière - Architecte en chef (XXIe siècle) Responsable des travaux post-2001

Origine et histoire de l'Église Saint-Urcisse

L’église paroissiale Saint-Urcisse de Cahors, proche des rives du Lot, incarne la transition entre l’art roman et le gothique en Quercy. Fondée sur un site romain, elle aurait remplacé une première église dédiée à saint Saturnin, détruite au VIe siècle lors des invasions franques. Reconstruite sous l’épiscopat de saint Urcisse (mort en 595), elle devient un prieuré dépendant de l’abbaye de Marcilhac au XIIe siècle après un long conflit juridique entre le chapitre cathédral et les moines. Son architecture mêle des éléments romans tardifs (chapiteaux historiés du collatéral sud) et gothiques (feuillages naturalistes du collatéral nord), reflétant une construction échelonnée entre les XIIe et XVe siècles.

Au Moyen Âge, l’église est un lieu de culte actif, doté d’une crypte antique partiellement ensevelie en 1927 après une inondation. Au XIXe siècle, des remaniements malencontreux (ajout d’un clocher en 1870, démoli en 1968) fragilisent l’édifice. Classée Monument historique en 1988, elle fait l’objet de campagnes de restauration au XXe siècle (1960, 1992, 2001, 2010), visant à stabiliser ses maçonneries instables. Aujourd’hui inaccessible, elle conserve des chapiteaux sculptés remarquables, des voûtes d’ogives bombées et une façade occidentale remaniée, témoin d’un chantier médiéval inachevé.

La Révolution transforme l’église en bien national : vendue en 1791, elle devient un atelier de salpêtre avant de retrouver sa vocation cultuelle en 1801. Les conflits entre l’abbaye de Marcilhac et le chapitre de Cahors (XIIe–XIIIe siècles) illustrent les tensions pour le contrôle des paroisses quercynoises. Les chapiteaux, attribués à des ateliers distincts, révèlent une évolution stylistique : du roman tardif (scènes bibliques, feuillages stylisés) au gothique (motifs naturalistes). La crypte, partiellement dégagée en 1993, atteste d’une occupation haute, peut-être antique, tandis que les désordres structurels actuels (fissures, déformations) rappellent les défis de sa préservation.

Les sources médiévales, comme la Vita sancti Desiderii (VIIe siècle), mentionnent une « basilique Saint-Saturnin-et-Saint-Urcisse », confirmant son ancienneté. Les fouilles et études récentes (Lei Huang, 2011) soulignent la complexité de son histoire constructive, marquée par des phases successives : bas-côté sud et chœur (début XIIIe), nef et façade (milieu XIIIe), puis ajouts gothiques (XIVe–XVe). Les restaurations modernes, bien que partielles, ont permis de sauver des éléments clés, comme les vitraux du chevet ou les chapiteaux du collatéral nord, classés parmi les joyaux du patrimoine lotois.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours